DR Congo

RD Congo : Bandundu - le BDOM-Inongo éprouve des difficultés à s'approvisionner en médicaments essentiels

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Kinshasa, le 02 novembre 2008(caritasdev.cd) :L'approvisionnement en médicaments essentiels pose problème dans le territoire d'Inongo dans la Province du Bandundu, à l'ouest de la République Démocratique du Congo. Les zones de santé connaissent une rupture quasi permanente en produits pharmaceutiques de base tels que les antipaludéens, antibiotiques et poches de sang. Le Bureau Diocésain des Œuvres Médicales (BDOM) d'Inongo n'a pas de système fiable d'approvisionnement en médicaments essentiels.

C'est ce qu'indique à caritasdev.cd Pascal NGARA, le médecin-directeur de cette structure chargée de coordonner toutes les interventions initiées dans le secteur de la santé en faveur de la population dans le Diocèse d'Inongo. - Indicateurs sanitaires au rouge

La desserte en eau potable est insuffisante tandis que la gestion des déchets biomédicaux n'est pas adéquate. Aucune formation médicale de ce secteur n'assure les soins ophtalmologiques notamment la chirurgie des cataractes. Les indicateurs sanitaires sont au rouge : faible couverture vaccinale, faible utilisation des services curatifs suite à la pauvreté de la population, faible couverture en consultations prénatale et préscolaire, faible taux de détection de la tuberculose et faible taux d'accouchements assistés.

Par ailleurs, le diocèse d'Inongo compte une population totale de 1.353.330 habitants. Mais, seule 42% de cette population est couverte par les structures du BDOM Inongo. Le Bureau Diocésain des Œuvres Médicales du Diocèse d'Inongo compte actuellement deux hôpitaux généraux de référence : L'hôpital Bokoro avec une capacité de 140 lits et l'hôpital Pendjwa avec 100 lits. Il comprend aussi trois hôpitaux secondaires : l'hôpital Makaw avec 70 lits, l'hôpital Bondo avec 100 lits et l'hôpital Taketa avec 80 lits. Il dispose enfin de sept centres de santé ayant en leur sein une maternité, huit centres de réhabilitation nutritionnelle, deux cliniques pour diabétiques et un centre de conduite de la fécondité pour la promotion des méthodes naturelles de régulation des naissances.

Profil épidémiologique semblable à celui de l'ensemble du pays

Le Diocèse d'Inongo présente un profil épidémiologique semblable à celui de l'ensemble de la République Démocratique du Congo et dominé par des maladies infectieuses et parasitaires. Ces maladies sont principalement le paludisme, les IST/SIDA, la tuberculose, la trypanosomiase humaine africaine, l'hypertension artérielle, l'onchocercose, la lèpre et les maladies transmissibles à l'enfance. Le Diocèse d'Inongo fait également face aux maladies non transmissibles comme les maladies cardio-vasculaires, le diabète sucré et la drépanocytose.

Réponse insuffisante du BDOM-Inongo

La réponse actuelle à ces problèmes semble très faible. Aucun centre de santé ne livre le paquet minimum d'activités complet. Les hôpitaux ne peuvent même pas exécuter la chirurgie majeure selon les normes.

Les capacités de diagnostic (laboratoire, imagerie médicale) sont faibles, les lits d'hôpitaux sont insuffisants, et souvent dépourvus de matelas. Le sang transfusé n'est pas testé systématiquement pour Vih, syphilis et hépatite virale.

Pour rappel, le BDOM Inongo a été créé en 1999. Il a toutefois fonctionné de façon latente. En 2006, il a été redynamisé et est entré depuis dans le processus de revitalisation en s'intégrant dans la Commission Diocésaine Caritas-Développement.