Rapport mensuel de monitoring de protection Tanganyika, Haut Katanga et Lualaba | Septembre 2019

Report
from INTERSOS, UN High Commissioner for Refugees
Published on 19 Oct 2019 View Original

RESUME

Le mois de septembre 2019 a été marqué dans la province de Tanganyika par l’activisme des Miliciens et des groupes armés dans presque toutes ses entités. Dans le territoire de Nyunzu par exemple, ce sont les Maï-Maï Apa na Pale et les miliciens Twa qui ont influencé le contexte sécuritaire et de protection. Du côté de Kalemie, les opérations militaires contre les groupes armés associés aux milices Twa et les exactions de ces derniers contre les populations civiles avec comme corollaire les déplacements forcés, et les atteintes aux droits humains ont aussi marqué le contexte de protection au cours du mois de septembre dans cette province. D’autres facteurs ont également influencé le contexte de protection dans le Tanganyika. Il s’agit des hommes armés non identifiés et les Maï-Maï de la faction Malaika en provenance du Territoire de Kabambare dans la province de Maniema qui ont été indexés principalement comme présumés auteurs des cas d’attaques sécuritaires et de violations de droits humains (braquages, pillages etc.) sur l’axe menant à Masisi au Sud Kivu). La situation sécuritaire est cependant restée assez calme dans la province du Haut-Katanga notamment dans les territoires de Pweto et Mitwaba couvert par le monitoring. Cette accalmie se justifierait par l’implication de certains chefs et leaders locaux appuyés par les acteurs humanitaires dans le processus de rétablissement de la paix et la cohésion sociale entre les communautés en plus de la présence des FARDC, de la PNC et des agents de l’ANR dans la zone. Il faut toutefois noter que même si la présence des éléments des forces de défense et de sécurité a eu un impact positif sur la sécurité, le revers de leurs présences a été mentionné en ce qui concerne les cas d’extorsions de biens et d’arrestation arbitraire. En effet, le constat qui est ressorti du monitoring de protection et des évaluations à base communautaire font état de la prolifération des points de contrôle dans les deux territoires (Pweto et Mitwaba) érigés par les PNC et FARDC qui constituent des endroits à forte incidence de protection surtout en ce qui concerne les atteintes au droit à la propriété et à la liberté (extorsions des biens, arrestations arbitraires), voire même à l’intégrité physique