DR Congo

Rapport mensuel de monitoring de protection Sud Kivu & Maniema (Kabambare) | octobre 2021

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Situation Report
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RESUME

Le contexte sécuritaire et de protection a resté volatile durant le mois d’Octobre 2021 suite aux activités des groupes et hommes armés étrangers et locaux. Ces activités se traduisent par des affrontements entre groupes armés, des incursions dans des villages et des embuscades aux populations civiles et à travers des attaques contre les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). La recherche de ressources ainsi que le contrôle des entités sont les principales motivations des différentes factions Mai-Mai et Raiya Mutomboki. L’on a noté des mouvements massifs des populations auxquels se sont greffées les violations des droits humains.

Un total de 760 violations a été collecté et documenté durant la période que couvre le présent rapport. Contrairement au mois de septembre au cours duquel 1.188 violations ont été enregistrées, une baisse de 428 violations. Cette baisse s’expliquerait par une légère accalmie observée dans le territoire de Walungu due au retrait du groupe armé Mabala actif sur les axes Lubimbe, Kibandamangobo ainsi que la réduction des activités criminelles dans les territoires Kalehe. Malgré cette tendance à la baisse, les groupes armés sont restés très actifs dans les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira. Cet activisme s’est traduit par des affrontements entre groupes armés d’une part, et d’autres part entre les FARDC ces groupes. Ce contexte sécuritaire précaire a entrainé entre autres les mouvements massifs des populations vers les zones présumées sécurisées. En outre, d’autres mouvements des populations ont été observés du Nord-Kivu vers le Sud-Kivu précisément dans les Hauts Plateaux de Ziralo.

Shabunda : Ce territoire fait face à la montée des cas d’insécurité dû aux incursions répétées des factions Raiya Mutomboki et Mai Mai Malaika, prenant principalement pour cible les carrés miniers. Cette situation est renforcée par des tensions au sein de ces groupes pour cause de contrôle des entités. Le risque d’affrontements entre ces factions armées est grand et pourrait avoir des incidences sur la protection des civils. Ce contexte prend de l’ampleur principalement dans les groupements de Bamuguba Sud, Baliga, Batali et Ikama Kasanza.

Mwenga : La zone connait un contexte sécuritaire et de protection précaire du fait des affrontements enregistrés entre les FARDC et les miliciens Gumino, d’une part et d’autre part les affrontements entre ces derniers et la coalition Mai Mai. Cette situation impacte négativement sur la protection des civiles. Le secteur d’Itombwe continue d’être la zone la plus affectée par les activités de ces factions armées.

Kalehe : L’activisme d’hommes et groupes armés a dominé le contexte sécuritaire et de protection au cours de cette période sous examen. Les Hauts plateaux du territoire de Kalehe (groupements Ziralo et Buzi) sont restés les zones les plus affectées. Ces deux groupements, en plus de la présence des hommes et des groupes armés actifs, subissent aussi des conséquences des affrontements dans le groupement de Ufamandu situé dans la Province voisine du Nord Kivu.

Walungu : La situation sécuritaire est relativement calme contrairement au mois écoulé à la suite du retrait du groupe armé Mabala actif sur l’axe Lubimbe-Kibanda Mangobo, en groupement Mulamba. On note également l’arrivée de 188 ménages en provenance du village Mupoke dans le groupement d’Iregabaronyi, en chefferie de Ninja, dans le territoire de Kabare et ainsi dans les localités de Lubimbe et Kibandamangobo. Ces personnes déplacées ont fui les affrontements entre les factions Raiya Mutomboki Mabala et Blaise Lukisa.

Uvira : L’environnement de protection sur le territoire a été marqué par la récurrence d’exactions commises contre la population civile, œuvre des membres des groupes armés nationaux, étrangers et des bandits armés. La quête des moyens pour la survie reste la principale motivation de cet activisme. Les entités de la chefferie de la plaine de la Ruzizi et celles de la chefferie de Bafuliru sont les plus affectées.

Fizi : Les affrontements ayant opposé les miliciens Gumino-Twigwaneho et les éléments Mai-Mai Biloze Bishambuke ont impacté négativement l’environnement protecteur des plusieurs villages des moyens plateaux du territoire de Fizi. Ces activités criminelles ont eu des conséquences néfastes sur le quotidien des communautés. Il s’agit notamment des mouvements massifs des populations, des coups et blessures, des meurtres ainsi que des incendies des maisons.

Kabambare : Ce territoire a fait face au cours du mois sous examen à plusieurs cas des d’enlèvements des civils, extorsions, coups et blessures, meurtres et viols allégués aux FARDC et aux différents factions Mai mai.