DR Congo

République Démocratique du Congo : Tanganyika, Haut-Lomami, Haut-Katanga Note d’informations humanitaires du 15 février 2017

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Faits saillants

  • Des cas suspects de rougeole enregistrés à Mufunga Sampwe

  • Des dizaines de milliers d’hectares des champs du territoire de Kambove, dans le Haut Katanga, dévastés par des chenilles Réponse humanitaire

Épidémies

Rougeole

Plus de 80 cas suspects de rougeole ont été rapportés, entre les 01 janvier et 05 février 2017, dans la zone de santé de Mufunga Sampwe, Territoire de Mitwaba, grâce à la recherche active des cas, lors de l’appui à la prise en charge gratuite des malades par l’ONG AIDES. Du 26 décembre 2016 au 02 janvier 2017, cette organisation avait vacciné près de 82 000 enfants de 6 mois à 14 ans contre la rougeole, dans la même zone de santé. D’après le rapport de AIDES, les enfants non vaccinés l’ont été en raison de facteurs tels les mouvements de personnes. Sur l’ensemble des 22 aires de sante que compte la zone de santé de Mufunga Sampwe quatre n’ont pas atteint complètement leur cible initiale. Les acteurs de la santé ont recommandé à la zone de santé de Mufunga d’organiser une vaccination de rattrapage dans les aires de santé mis en cause.

Sécurité alimentaire

Dans la Province du HautKatanga, des dizaines de milliers d’hectares de champs de maïs sont ravagées, depuis la midécembre 2016, par des chenilles notamment dans les territoires de Kambove, Kasenga, Kipushi et Pweto. Ces zones sont frontalières à la Zambie où plusieurs hectares de champs sont aussi envahis et dévastés par ces mêmes insectes.

D’après une mission effectuée du 07 au 10 février par les experts de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Ministère de l’agriculture, pèche et élevage, 80% de plus de 66 000 hectares des champs du Territoire de Kambove ont été dévastés. Dans la zone de Kilwa, Territoire de Pweto, ce sont plus de 2 000 autres hectares qui ont été détruits.

Selon les experts, cette situation présage déjà une mauvaise récolte du maïs pour la campagne agricole 2016-2017, surtout pour le Territoire de Pweto qui regorgeait, au 31 décembre 2016, environ 83 000 personnes retournées et déplacées et qui était également classé en phase 3 de l’insécurité alimentaire sur une échelle de 5, d’après les résultats du 14ème cycle d’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) de la RDC.

Des échantillons de chenilles ont été prélevés pour des recherches plus approfondies dans des laboratoires au Kenya et Nigeria, afin d’adapter des solutions efficaces à cette menace.

Coordination générale

Près de 1 700 personnes –majoritairement des Twa - se trouvent, depuis le 07 janvier, à Mwenge, village situé à 90 km de la cité de Pweto. Ces personnes ont fui les affrontements entre les Luba et Twa, dans les localités de Kayumba et Mpiana Mwanga, au début du mois de janvier 2017. Bien qu’ils ont reçu des vivres et non-vires des autorités locales locales de Pweto, un récent rapport de l’ONG Catholic Relief Services indique que leurs conditions de vie demeurent précaires : de nombreux enfants de moins de 5 ans présentent des signes de la malnutrition; l’accès à l’eau potable est pratiquement impossible ; la scolarisation des enfants et l’accès aux soins de santé demeurent des défis majeurs. L’ONG CRS envisage d’apporter une réponse complémentaire, au courant de ce mois de février, en articles ménagers essentiels, abris d’urgence et en vivres.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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