République démocratique du Congo - Note d’informations humanitaires pour les provinces du Bas-Uélé, Haut-Uélé, de l’Ituri et la Tshopo (28 novembre 2019)

Ce rapport a été produit par OCHA Bunia en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il est publié par OCHA et couvre la période du 20 au 27 novembre 2019.

FAITS SAILLANTS

  • Plus de 160 470 personnes affectées par les inondations dans le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo.

APERÇU DE LA SITUATION

Les divisions provinciales de la santé (DPS) de la Tshopo et du Bas-Uélé ont fait état de plus de 150 470 personnes touchées par des inondations dans ces provinces, selon la mise à jour de la situation effectuée au 26 novembre.

Aussi, dans le Haut-Uélé, on compte quelque 10 000 sinistrés. Consécutivement à cette catastrophe naturelle survenue depuis le mois d’octobre, la DPS Tshopo a remarqué une recrudescence de cas de diarrhée simple dans les zones touchées. Dans 11 des 23 zones de santé de la Tshopo touchées, la DPS note dans l’ensemble 14 108 cas de diarrhée simple. Ces institutions plaident auprès des autorités pour une assistance d’urgence.

A la suite d’un affrontement signalé le 21 novembre entre les FARDC et les assaillants à Pimbo (Territoire de Djugu dans la Province de l’Ituri), près de 10 800 personnes habitant 28 villages auraient fui vers la brousse. Cette situation impacte le travail des organisations humanitaires qui menaient des activités dans cette zone. Le PAM avait annoncé des interventions en vivres en faveur de quelque 5 270 personnes déplacées, retournées et de familles d’accueil vulnérables ; ces personnes ont dû fuir de nouveau.

Les autorités de Makumo (Chef de groupement et le service des affaires sociales) et le comité des déplacés ont signalé la présence de 1 266 ménages dans les localités de Makumo et Lukaya (Territoire de Mambasa en Ituri), arrivés en quatre vagues et logés dans les familles d’accueil. Plus de la moitié y est arrivée à partir d’août 2019.

Près de 500 ménages avaient fui les localités de Byakato et Lwemba (Territoire de Mambasa) à la suite des incursions des Mayi-Mayi rapportées en octobre dernier. Les déplacés sont confrontés aux multiples besoins dont les non vivres, l’eau, hygiène et assainissement, les vivres, etc. Une évaluation rapide multisectorielle est nécessaire dans cette zone pour déterminer l’ampleur des besoins.

Environ 150 personnes du village Lenge ont été contraintes de fuir vers les localités Ngopu et Mbudha dans le Territoire de Djugu, le 26 novembre, à la suite d’une incursion des assaillants non autrement identifiés. Cette nouvelle incursion survient après celle du 25 novembre dans la même localité où un homme de 27 ans a été décapité et plusieurs biens de la population emportés. Environ 280 personnes ont fui vers Ngopu, suite à cette incursion, dont les meneurs seraient juste à la quête des vivres. Les incursions répétitives des hommes armés dans la localité de Lenge risquent d’engendrer les tensions intercommunautaires. Les victimes (en majorité constituées des personnes retournées) suspecteraient leurs voisins de la localité Petro, en secteur de Walendu Pitsi, d’être en connivence avec les hommes armés qui attaquent Lenge. Un renforcement des mécanismes de la protection des civils est recommandé.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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