République démocratique du Congo - Note d’informations humanitaires pour les provinces du Bas-Uélé, Haut-Uélé, de l’Ituri et la Tshopo (24 septembre 2019)

Ce rapport a été produit par OCHA Bunia en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il est publié par OCHA et couvre la période du 17 au 24 septembre 2019.

FAITS SAILLANTS

  • Des sites des déplacés attaqués dans le Territoire de Djugu.

  • Plus de 315 000 personnes ciblées pour un nouveau programme d’assistance dans l’ex-Province Orientale et le Nord-Kivu.

  • Environ 7 000 cas de fistule enregistrés depuis 2017 en Ituri pas encore pris en charge faute de moyens.

APERÇU DE LA SITUATION

L’insécurité persiste dans plusieurs contrées du Territoire de Djugu en Ituri, notamment dans le rectangle Linga–Jiba – Laudjo –Ladedjo. Les femmes et les enfants sont les principales victimes des violences perpétrées par des bandes armées. Depuis le début de ce mois, les acteurs de la protection ont relevé une intensification d’incursions et attaques visant notamment les sites spontanés des déplacés (Duko, Rho) et de nombreux villages. Du 1er au 20 septembre, les experts de la Protection ont répertorié 223 incidents de protection et de droit de l’homme, notamment des meurtres parmi les civils dont, en majorité, des personnes déplacées et retournées, ainsi que des enlèvements. Cette spirale des violences a également forcé des ménages à fuir leurs milieux d’origine pour trouver refuge vers les zones jugées relativement calmes. Durant cette même période, plus de 360 ménages se sont déplacés en direction des sites spontanés situés entre Lopa et Iga Barrière ainsi qu’à Bunia. Plus l’insécurité perdure, plus les vulnérabilités des populations s’accroissent et la situation humanitaire s’aggrave, entrainant d’importants besoins humanitaires. Le 23 septembre, OCHA a effectué deux visites « Go & See » parallèles sur les deux sites de la ville de Bunia et dans les sites situés sur l’axe Iga – Lopa et l’axe Soleniama – Katoto (Territoire de Djugu), pour observer l’afflux des personnes nouvellement arrivées sur ces sites. De l’avis des organisations sur terrain et selon des informations reçues, après vérification, le récent mouvement de population n’a pas été aussi massif tel que précédemment alerté.

Le 23 septembre, les autorités provinciales de la Tshopo ont rapporté la mort de neuf personnes, 19 autres portées disparues et quatre blessées à la suite de la pluie qui s’est abattue le 19 septembre dans la ville de Kisangani. Plus de 3 650 ménages sont sinistrés (environ 18 250 personnes) suite à cette catastrophe naturelle. Selon l’ONG Agence de Développement et Solidarité Paysanne (ADSPA), ces personnes sinistrées se trouvent présentement sans abris ; certaines sont dans des familles d’accueil. En ce début de saison des pluies et quelques semaines après la rentrée scolaire, des actions urgentes sont nécessaires pour que les familles sinistrées puissent retrouver leur quotidien.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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