République démocratique du Congo - Note d’informations humanitaires pour les provinces du Haut-Katanga, Haut-Lomami, Lualaba et Tanganyika (6 juin 2019)

Ce rapport a été produit par OCHA Kalemie et Lubumbashi en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il est publié par OCHA et couvre la période du 30 mai au 06 juin 2019

FAITS SAILLANTS

• Retour estimé à 68 % des déplacés dans les aires de santé de Fatuma, Kambu et Kabwela
• Près de 60 130 enfants de 6-11 ans hors circuit scolaire dans le Tanganyika

APERÇU DE LA SITUATION

Le mouvement de retour se poursuit dans les villages répartis dans les aires de santé de Fatuma et Kambu (Territoire de Kalemie) et de Kabwela (Territoire de Moba). Depuis fin février 2019, près de 3 800 déplacés qui avaient fui leurs villages, en décembre 2018, à cause des violences dues au conflit communautaire entre les Twa et Luba, ont commencé peu à peu à regagner leurs domiciles. L’accalmie observée, depuis le début de cette année et l’implication de certains chefs des villages et leaders locaux sur la cohabitation pacifique ont, entre autres, favorisé ce mouvement de retour estimé à 68% par rapport à l’effectif de la population avant la crise.

D’après les organisations AVSI et IRC, l’axe Kambu – Fatuma – Kabwela abrite également quelque 750 déplacés. A l’instar des retournés, ces déplacés expriment des besoins humanitaires énormes et urgents dans presque tous les secteurs. Lors des dernières attaques des Twa, au village Kambu, en décembre 2018, tout le village avait été incendié ; les centres de santé de Fatuma et Kambu, ainsi que tous les biens de population pillés ; plusieurs personnes avaient été tuées et blessées. Les populations de tous les villages environnants étaient également contraintes de fuir ces violences pour se réfugier vers les villages Kabwela et Mwanza (dans le Territoire voisin de Moba). Une bonne partie de la population s’était déplacée vers les champs et en brousse.
Depuis leur retour, ces personnes se sont installées les uns dans la communauté d’accueil, les autres dans les centres collectifs tels dans des écoles et le centre de santé de Kambu. D’autres encore sont dans leurs propres maisons qui tiennent à peine debout.

Actuellement, les populations n’ont pas encore eu accès aux champs, tous les produits avaient été pillés et volés. Les centres de santé de Fatuma et Kambu ainsi que les écoles sont fermées, depuis décembre 2018, et manquent de tout ; un peu plus de 810 enfants de 6-11 ans n’étudient pas. La réinsertion de ces personnes traine encore par manque d’appui à leur processus de retour.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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