République démocratique du Congo - Note d’informations humanitaires pour la Province du Nord-Kivu (09 mai 2019)

Ce rapport a été produit par OCHA Nord-Kivu en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il est publié par OCHA et couvre la période du 29 avril au 6 mai 2019.

FAITS SAILLANTS

• Une évaluation multisectorielle rapide en cours dans six localités au sud du Territoire de Lubero

• Environ 590 maisons inondées à Nyabiondo suite à une forte pluie le 25 avril 2019

APERÇU DE LA SITUATION

Depuis le mois de mars, plusieurs personnes se sont déplacées à Rushege, Bugina, Buhambi et Bambo, dans la Collectivité de Bwito (Territoire de Rutshuru), en raison des violences qui ont sécoué la zone.

Ces violences ont provoqué environ 30 000 déplacés qui ont trouvé refuge dans dans des familles d’accueil ou dans des abris de fortune construits sur le terrain offert par des familles autochtones, selon le Rapport de Diagnostic Préliminaire publié le 23 avril 2019 par un consortium d’ONG dont Save the Children, Intersos et plusieurs ONG nationales. Un tiers (1/3) des déplacés, en provenance de plusieurs localités au nord de la Chefferie de Bwito, se retrouve à Bambo, alors que le reste est dispersé entre Rushege, Bugina et Buhambi. Dans ce dernier village, la pression de la population déplacée sur les autochtones est d’au moins 50%.
Selon ce rapport, les déplacés et les familles d’accueil éprouvent des difficultés d’accès aux services de base tels que la santé et l’éducation des enfants, l’eau potable, articles ménager essentielles, vivres et abris.

Depuis le 25 avril, les inondations occasionées par la forte pluie qui s’est abattue sur la localité de Nyabiondo ont occasionné d’importants dégâts. Les rivières Loashi, Osso et Mbitsi sont sorties de leurs lits, faisant au moins 590 maisons inondées, des églises, écoles, champs et autres infrastructures sociocommunautaires endommagées. A l’issue de sa mission d’évaluation, effectuée du 27 avril au 1er mai, l’ONG congolaise « Actions contre la malnutrition et la pauvreté » (ACMP) rapporte que nombreuses familles ont dû se déplacer vers d’autres parties de Nyabiondo pour s’abriter. Par ailleurs, certaines zones ont été privées d’accès à l’eau potable car une bonne partie des canalisations du réseau de distribution de l’eau courante a été emportée par les eaux. Plusieurs infrasctructures de franchissement dont le pont de la rivière Mbitsi sur l’axe principale Nyabiondo-Masisi et cinq autres ponts reliant Nyabiondo aux régions voisines, ont été emportés par les eaux, paralysant ainsi les activités socio-économique de la zone, à 80% dédiés l’agriculture, à l’élevage et au petit commerce. Des bâtiments scolaires ont été endommagés, des coulées de boue ont envahi plusieurs salles de classe et les cours d’écoles ; les équipements et les manuels scolaires ont été détruits, entraînant l’interruption des activitiés scolaires. Les personnes affectées ont bénéficié de la prise en charge de la communauté locale ; l’ONG internationale Mercy Corps s’est déjà déployée dans la zone pour idéntifier les besoins des populations vulnérables.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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