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République démocratique du Congo - Note d’information humanitaire pour les provinces du Sud-Kivu et Maniema, 1er au 31 mai 2021

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Ce rapport a été produit par OCHA Bukavu en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il est publié par OCHA et couvre la période duer au 31 mai 2021.

FAITS SAILLANTS

  • Affrontements des groupes armés dans les Moyens et Hauts-Plateaux d’Uvira

  • Amélioration de la situation sécuritaire dans le territoire de Kalehe

  • La population du territoire de Kabambare est toujours sous contrôle des groupes armés

APERÇU DE LA SITUATION

Moyens et Hauts-Plateaux d’Uvira et de Fizi

Des affrontements entre groupes armés ont éclaté depuis fin avril dans plusieurs villages du groupement de Kigoma, située dans les Hauts-Plateaux d’Uvira, provoquant le déplacement de près de 24 000. 95 % de ces déplacés se trouvent dans des familles d’accueil dans les aires de santé de Lemera, Bwegera, Mubere, Ndegu,
Mulenge, Bushuju et Katala. Les 5 % restant occupent des centres collectifs (écoles et des églises). Ces nouveaux déplacés viennent s’ajouter aux 13 224 déplacés arrivés dans cette même zone entre le 16 et 21 mars. Depuis fin mars, un calme sécuritaire précaire est constaté dans la plaine de la Ruzizi. Début mai, des menaces sur le personnel soignant des formations sanitaires des localités de Kahololo et Kitoga ont mis à risque l’accessibilité aux soins de santé primaires de près de 24 146 habitants.

Dans le reste du territoire d’Uvira, la situation sécuritaire reste précaire. Deux employés nationaux d’une ONG locale ont été enlevés le 19 mai à Kiringiye dans la zone de santé de Lemera. Libérés deux jours plus tard, l’un d’eux, déjà souffrant avant son enlèvement, est décédé pendant son transfert à l’hôpital.Ces humanitaires finalisaient les travaux de construction de trois sources d’eau potable en partenariat avec Norwegian Church Aid.

Dans le groupement de Bijombo, après près d’un mois d’accalmie, les villages de Gongwa, Kamigisha, Lupango, Marango, Rubarati et Rubenga, ont été affectés par d’intenses combats du 11 au 15 mai entre groupes armés sur fond de tensions intercommunautaires. Les habitants se sont déplacés de manière préventive vers le centre de Masango et provisoirement dans les forêts environnantes. Toutefois, les autorités sanitaires locales estiment que deux tiers des 1 857 habitants sont concernés. Depuis la matinée du 16 mai, une petite accalmie sécuritaire est signalée grâce notamment à quelques renforts militaires congolais en provenance de Bijombo-centre et Katanga. Ce calme précaire a tout de même encouragé le retour progressif de quelques habitants notamment ceux ayant fui dans les forêts environnantes.

La relative accalmie sécuritaire observée depuis mi-mars à Minembwe et environs, au nord du territoire de Fizi, se maintient, résultante des pourparlers intercommunautaires initiés à la mi-mars par les dirigeants communautaires locaux avec l’implication des autorités civiles et militaires. Un cadre communautaire local a été mis en place fin mai pour faciliter la régularité des échanges intercommunautaires. Cette accalmie sécuritaire a favorisé le retour de quelques habitants à Minembwe-centre et environ, sans précision sur l’ampleur de ce mouvement.

Territoire de Kalehe

Le retour au calme est observé dans les Moyens et Hauts-Plateaux de Kalehe, depuis l’attaque d’un groupe armé dans le village de Chigoma mi-avril. Des populations qui s’étaient deplacées sont de retour dans quelques villages proches de Bunyakiri, selon les sources humanitaires et officielles dans le territoire de Kalehe. Il s’agit principalement d’habitants de Karasi, Chigom et Katasomwa dans le groupement Mubugu.. Une mission d’évaluation des besoins conduite par les Nations unies et partenaires début mai dans la zone de santé de Bunyakiri a estimé à environ 12 000 personnes qui sont déjà retournés dans leurs villages, soit 30 % des personnes déplacées. Le 10 mai, une mission conjointe du gouvernement et de la MONUSCO a permis une baisse des tensions dans la région.

Territoire de Kabambare, province du Maniema Des violences sexuelles sont régulièrement signalés par la société civile et les ONG présentes dans la zone. A la fin du mois d’avril, un groupe armé a enlevé sept enseignants dans le village de Musongela, groupement de Babuyu, avant de les relacher le lendemain.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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