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République démocratique du Congo, Nord-Kivu : Contexte humanitaire dans la Zone de santé de Kamango –Territoire de Beni, août 2019

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RESUME DE LA SITUATION

  • Renforcer la protection des civils en établissant des mesures efficaces et améliorer l'accès aux services de base

  • Allouer des fonds aux acteurs humanitaires pour améliorer l’assistance multisectorielle aux populations vulnérables.

Depuis octobre 2014, le Territoire de Beni est affecté par un cycle des violences qui a fait plus au bas mot- 1 000 victimes parmi les civils1. Ces violences sont attribuées à des individus armés présumés combattants ADF (Allied Democratic Forces), un groupe d’origine ougandaise actif dans la zone depuis 1995. Entre février 2011 et juin 2013, plusieurs attaques attribuées à ces présumés ADF dans la Zone de santé de Kamango (à l’extrême nord-est du Territoire de Beni), ont poussé des milliers de Congolais à trouver refuge en Ouganda et dans d’autres localités du territoire. De juillet à décembre 2013, une certaine accalmie sécuritaire y a été observée, favorisant ainsi un mouvement de retour de près de 100 000 personnes.

Le lancement des opérations militaires « Sokola 1 » en janvier 2014 aurait créé un effet inverse dans le sens où cela aurait provoqué la reprise des violences de ces présumés ADF contre les populations civiles à partir d’octobre 2015. Vers la seconde moitié de 2017, les attaques ont pris de l’envergure, ciblant de plus en plus des installations militaires et des patrouilles des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). La plupart des attaques étaient localisées le long des axes Beni-Oicha-Eringeti et Mbau-Kamango.

En décembre 2017, ces attaques ont été dirigées contre les unités militaires de la MONUSCO, basées à Semuliki, déclenchant des offensives conjointes des forces de la MONUSCO et de l’armée congolaise contre ces combattants armés.

À ce jour, la situation sécuritaire reste fragile de manière quasi-permanente, jetant une ombre menaçante sur la population civile, l’obligeant à vivre dans une situation de déplacement continuelle. Qu’ils soient des personnes déplacées, des réfugiés, ou encore des retournés, ces personnes ont tout perdu et vivent dans des conditions d’extrême vulnérabilité. Certains ont perdu tout ce qu’ils possédaient, d’autres ont perdu l’accès à leurs champs – leur seul moyen de subsistance – d’autres encore ont perdu même la vie.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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