République Démocratique du Congo – Haut-Katanga, Haut-Lomami et Lualaba : Note d’informations humanitaires du 01 février 2018

Faits saillants

  • Reprise de tensions communautaires dans le Territoire de Pweto entre les communautés Twa et Bantou, à Lwantete, Territoire de Pweto.

Aperçu de la situation

Les tensions communautaires continuent d’être vives dans le Territoire de Pweto (Haut-Katanga), notamment dans le village de Lwantete où un accrochage entre des membres de la communauté Twa et des combattants d’un chef milicien a eu lieu le 14 janvier dernier. Depuis lors, des membres Twa ont multiplié les tracasseries (extorsion et vol des biens), commis des meurtres à Kabulembe. Ils auraient aussi attaqué le centre de santé dans ce dernier village.
Ce sont ainsi près de 10 000 personnes des Kabulembe, Kanzunzi, Lwantete et d’autres villages environnants qui seraient en déplacement. Ces villages d’accueil, tels Lwanza et Lukonzolwa abritent, depuis septembre 2017, environ 9 500 personnes déplacées qui avaient fui pour la plupart la région de Mutabi, en raison de l’escalade des violences entre les communautés Twa et Zela.

Sur l’axe Somboshi – Cantonnier, à 25 kms de la cité de Pweto, 1 752 personnes seraient retournées dans leurs habitations réparties dans une douzaine des villages, depuis la première semaine de ce mois de janvier. Ces personnes s’étaient réfugiées, entre septembre et octobre 2017, en Zambie, fuyant l’insécurité à Pweto. Les mauvaises conditions de vie dans les milieux de refuge ont favorisé, en grande partie, ce retour.

Besoins et Réponses humanitaires

Santé
Entre les 15 décembre 2017 et 15 janvier 2018, neuf enfants Twa de moins de 5 ans sont morts, suite à une forte fièvre associée à l’anémie, à Kamabange, village situé à près de 60 kms de la cité de Pweto. D’après plusieurs sources humanitaires, d’autres enfants et femmes de ce village continuent à manifester ces mêmes symptômes. Depuis le mois de novembre 2017, Kamabange abrite environ 1 440 déplacés Twa venus de Kakusa (près de 20 kms de la cité de Pweto) où ils ont fui les offensives de l’Armée congolaise (FARDC) lancées contre la milice Twa pour trouver refuge à Kamabange. Leurs conditions sanitaires demeurent difficiles.
D’après l’ONG Action et intervention pour les développement et encadrement social (AIDES) qui mène depuis le 15 décembre 2017 des activités en soins de santé primaires, en faveur des déplacés, via le Fond humanitaire en RDC, de nombreux enfants à Kamabange sont aussi atteints de malnutrition.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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