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République Démocratique du Congo – Haut-Katanga, Haut-Lomami et Lualaba : Note d’informations humanitaires du 21 décembre 2017

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Faits saillants

 Environ 17 330 personnes déplacés en octobre et novembre, à cause de l’insécurité à Pweto

 US$ 70 000 nécessaires pour prendre en charge les enfants non Accompagnés à Pweto

Aperçu de la situation

Entre les mois d’octobre et novembre, environ 17 330 personnes se sont déplacées, fuyant les violences dans le Territoire de Pweto (Province du Haut-Katanga) et des milliers d’autres continuent à se réfugier en Zambie. Sur les 66 villages répartis sur les axes Mushima – Mwenge, Pweto – Kizabi et Pweto – Kipeto, la moitié est actuellement vide, à cause des attaques de la milice Twa, depuis mi-octobre et d’autres exactions commises par l’armée congolaise.

Sur l’axe Kamakanga-Mutabi-Kampangwe (Chefferie de Kyona Nzini), les violences dues au conflit communautaire qui opposait, depuis février, les communautés Twa au Zela, a baissé d’un cran depuis le mois de septembre. Cette accalmie a favorisé le retour de plus de 12 000 personnes qui avaient fui, entre juillet et octobre 2017, dans leurs villages d’origine. Les interventions humanitaires du mécanisme de Réponse Rapide aux Mouvements de Populations (RRMP), dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’éducation et des articles ménagers essentiels ont aussi contribué à ce processus de retour.

Les humanitaires s’attendent à ce que le nombre des déplacés augmente, car plusieurs autres familles déplacées auraient trouvé refuge dans des endroits jusque-là inaccessibles à cause de l’insécurité et du mauvais état des routes.

Besoins et Réponses humanitaires

Protection

Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), finance, depuis deux mois, les activités de prise en charge d’une centaine d’enfants non accompagnés, dans la cité de Pweto. Il s’agit de la prise en charge médicale, du support dans les familles d’accueil et de la réunification familiale. En collaboration avec son partenaire l’ONG APEDE, UNICEF assure aussi les soins médicaux pour 30 enfants blessés suite aux violences à Pweto. Jusque-là, les acteurs de protection de l’enfance ont répertorié 347 enfants répartis dans les villages Kansabala, Kasama, Kipeto, Lukonzolwa, Mutabi et Mwenge. Des recherches continuent pour identifier d’autres enfants parmi les personnes déplacées internes qui ont été séparés de leurs familles et communautés, à cause des conflits et violences armés. Le projet prend fin d’ici la fin de décembre 2017, mais les experts pensent que ces chiffres risquent d’augmenter dans les prochains jours, car l’insécurité est loin de s’améliorer à Pweto et de nombreux enfants affectés par ces conflits sont sans assistance.

70 000 dollars américains sont encore nécessaires pour continuer la prise en charge des enfants identifiés non accompagnés. Selon UNICEF, un « enfant non accompagné est enfant qui a été séparé de ses deux parents et d’autres membres proches de sa famille et n’est pas pris en charge par un adulte investi de cette responsabilité par la loi ou la coutume ».

D’après ces experts, environ 19 500 autres enfants se trouvant dans le Territoire de Pweto ont été également affectés par ces violences et leurs conditions nécessiteraient un accompagnement psychosocial. Mais, les fonds manquent pour mettre en place les « Espaces Amis d’Enfants » pour des enfants entre 5 et 17 ans affectés par les conflits. Ces espaces accueilleront des enfants vulnérables affectés par le conflit et leur offriront un endroit où ils pourront jouer, apprendre, tout en recevant un support psycho social adapté à leurs besoins. Ces espaces pourront aussi ne servir de points de départ pour d’autres activités, comme le rattrapage scolaire, l’identification des besoins en nutrition, les vaccinations.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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