DR Congo

Perceptions autour de l’exploitation et abus sexuels (EAS) et barrières au signalement communautaire - Province de l’Equateur, RDC

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RÉSULTATS CLEFS

• Les termes « exploitation et abus sexuels » n’ont pas le même sens selon les personnes et ne sont pas clairement compris par les communautés.

• Seule une (01) femme sur toutes les personnes interrogées dans le cadre de l’étude connaissait l’existence de mécanismes communautaires de plainte pour les cas d’exploitation et d’abus sexuels (cette femme travaillait elle-même dans une organisation humanitaire).

• Les femmes voient dans des relations avec des humanitaires (relations relevant de l’exploitation sexuelle) une opportunité économique. Si elles peuvent bénéficier matériellement de cette relation, ou en faire bénéficier leur famille, elles ne voudront pas la dénoncer. C’est lorsque des promesses de la part du travailleur humanitaire ne sont pas tenues que les femmes sentent qu’elles ont été exploitées.

• La honte et la stigmatisation qui entourent les femmes survivantes de violences sexuelles, mais aussi d’exploitaƟon sexuelle, est la principale raison pour laquelle les femmes refusent de porter plainte.

• Les femmes ont une faible confiance dans le système judiciaire congolais, et par extension dans des mécanismes pour punir des auteurs de ces actes.

• Les femmes se sentent impuissantes face aux travailleurs humanitaires pour demander justice : elles voient l’argent et le statut des travailleurs humanitaires et pensent qu’ils ne peuvent pas être tenus responsables de leurs actes.