DR Congo + 1 more

Pas assez d’aide pour les Congolais expulsés de l'Angola

Format
News and Press Release
Source
Posted
Originally published
Origin
View original

Kamako, le 19 octobre 2018 (caritasdev.cd) : 406.716 Congolais expulsés de l'Angola vivent dans des conditions précaires dans les Provinces du Kasaï, Kasaï Central, du Kwango et du Kongo Central depuis le 1er Octobre 2018.

Selon les Caritas diocésaines concernées par cette crise et les témoignages recueillis auprès des autorités locales, les expulsions se font dans des conditions inhumaines de fortes violences, tracasserie, des extorsions perpétrées, des tortures des violences sexuelles à l’égard des femmes.

La situation est compliquée, les expulsés vivent dans la précarité. La majorité passe nuit à la belle étoile. La communauté locale et les autorités locales sont dans l’incapacité d’accueillir les expulsés.

La région du Kasaï qui vit difficilement suite aux conséquences des conflits armés opposant les forces armées Congolaises à la milice Kamuena Nsapu depuis le mois d’Avril 2016 se trouve dans l’incapacité d’accueillir cet afflux massif de refoulés.

La Caritas Luebo signale que 185.978 personnes sont enregistrées sur l’axe Kamonia-Kamako, et 136.189 personnes sur l’axe Kabuakale. La Caritas Luiza fait état de 23.663 personnes à Lwambo, 11.260 personnes à Masuika, 15.752 personnes à Luiza et 10.497 personnes à Yangala ; tandis que la Caritas Popokabaka fait état de 21.330 personnes à Tembo et la Caritas Matadi signale 2.047 personnes à Kimpangu en date du 17 octobre 2018.

Besoins énormes pour les refoulés

Le transport pour le rapatriement des personnes expulsées vers leurs villages respectifs pose problème. Beaucoup d’expulsés surtout dans le Kwango manquent de moyens de transport pour atteindre leurs lieux de destination finale. Ils parcourent des longues distances à pied, exposés aux intempéries, à la faim, à l’insécurité ainsi qu’aux risques de violence pour les femmes et les filles. Ils sont sans abris d’où la nécessité serait d’avoir des abris temporaires pour se protéger contre les intempéries en attendant une solution durable. La situation est la même dans tous les sites d’accueil de ces refoulés.

A la frontière, les services de migrations sont débordés par l’afflux des personnes expulsés qui rentrent au Congo et les autorités redoutent la résurgence des épidémies étant donnée la promiscuité dans laquelle vit la population.