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Massacre de Shabunda: le commandant des opérations Amani leo fustige le comportement des Maï-Maï Raïa Mutomboki

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Le commandant des opérations Amani leo, le colonel Delphin Kahimbi, a déclaré à Radio Okapi, mercredi 11 janvier, que les auteurs du massacre de Shabunda ne resteront pas impunis. Il a aussi fustigé le comportement des combattants Maï-Maï Raïa Mutomboki qui, selon lui, sont à la base «de tout ce qui est arrivé aux populations civiles de Shabunda».

Du 31 décembre au 4 janvier à Shabunda, les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont tué une quarantaine de personnes dans ce territoire du Sud-Kivu.

«Les Maï-Maï Raïa Mutomboki sèment la confusion totale dans le territoire d’où la nécessité, dans un premier temps et une obligation, de les désarmer. Les mesures sont prises pour venger nos compatriotes tués dans les conditions impardonnables. Nous avons l’assurance de la Monusco pour un soutien substantiel et nous sommes presque prêts pour le faire», a déclaré le colonel Delphin Kahimbi, ajoutant que ces miliciens n’ont pas encore déposé totalement les armes.

«Ils devaient plutôt jouer le rôle d’informateurs et de pisteurs aux FARDC que de porter les armes. C’est à cette condition que les FARDC peuvent assurer la sécurité de la population», a-t-il conclu.

Les FDLR auraient déclaré avoir perpétré ce massacre en représailles contre les populations civiles qu’ils accusaient de collaborer avec les éléments Maï-Maï de Raïa Mutomboki. Cette milice est constitué des jeunes de Shabunda qui se sont organisés en groupe d’autodéfense pour combattre les FDLR.

Mais, la population du territoire de Shabunda (Sud-Kivu) continue de craindre pour sa sécurité.

Le représentant des populations des villages attaqués, Mugugwe Yadema, a indiqué, mercredi 11 janvier, que ce massacre ne peut pas se justifier, ni s’expliquer «alors qu’on avait garantie la sécurité de la population après la fin de la formation des régiments des FARDC».

«Nous sommes victimes des exactions de la part des FDLR. Ils ont tué beaucoup de personnes dans le territoire de Shabunda. Que pense le gouvernement de la sécurité des populations ?», s’est-il plaint.

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