DR Congo

L'ONU aide à restaurer la sécurité dans le nord-est de la RDC

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Des agences onusiennes travaillent de concert pour aider à restaurer la sécurité dans les communautés affectées par les violences et les massacres à grande échelle dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Une initiative commune des Nations Unies dans les districts de l'Ituri vise à autonomiser les communautés et à consolider la paix en mettant en place une infrastructure policière, en faisant revivre les marchés locaux et en créant des centres de formation professionnelle destinés aux jeunes.

Le projet communautaire d'autonomisation et de consolidation de la paix, qui bénéficie d'une contribution de 5 millions de dollars du Fonds d'affectation des Nations Unies pour la sécurité humaine, a été lancé quatre ans après la signature d'un traité de paix qui a mis fin à des décennies de guerre.

Le projet cherche à encourager la coexistence pacifique entre des communautés qui s'étaient déchirées pendant le conflit. Plus de 50 000 personnes y avaient trouvé la mort et environ 600 000 autres avaient été chassées de chez elles. Fin 2010, on comptait encore quelque 128 000 déplacés.

Des comités locaux pour la paix et le développement ont également été mis sur pied dans le cadre de ce projet. Ils réunissent des membres de diverses communautés pour élaborer les processus et les mettre en oeuvre.

Appui aux patrouilles de police

L'une des principales initiatives du projet consiste à appuyer la police nationale congolaise, dont quelque 365 membres ont reçu une formation en même temps que des spécialistes de la consolidation de la paix et du maintien de l'ordre du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et des Nations Unies.

Il s'agissait, entre autres, de construire des commissariats de police fonctionnant à l'énergie solaire à Bunia, Djugu et Mahagi, trois des localités les plus peuplées de l'Ituri, qui ont été durement touchées par le conflit. Les commissariats ont aussi reçu des motos pour pouvoir réagir avec rapidité.

« Avant, nous travaillions dans des cabanes. Aujourd'hui, chaque agent a son propre bureau, se réjouit Juvénal Bideko, un officier de police. De plus, il y a un bureau spécial consacré exclusivement aux cas de violence sexuelle qui requièrent l'anonymat. »

En parlant des patrouilles de police, Alphonsine Omoy, qui habite Bunia, s'exclame : « La sécurité revient peu à peu. Ce n'est pas encore parfait, mais je dois dire que notre liberté de mouvement s'est améliorée. »

Des marchés à des carrefours ethniques

Des marchés ont été établis à Amée, Komanda et Kpandroma, trois endroits choisis car ils servent de carrefour entre divers groupes ethniques, et ce pour encourager les échanges entre des communautés qui étaient jusqu'à présent en conflit.

« Étant donné sa position centrale, le marché reliera les habitants du Nord-Kivu et de l'Ituri, explique Eugénie Angeangango, qui vend des légumes sur le marché en plein air de Komanda. Je vais pouvoir gagner plus d'argent et payer les frais de scolarité de mes enfants. »

Rattraper le temps perdu pour l'éducation

Six centres de formation professionnelle sont en construction pour aider à améliorer les perspectives d'emploi des jeunes sans diplôme ni qualifications, leur éducation ayant été interrompue par le conflit. Quelque 320 étudiants inscrits dans trois des institutions qui se sont ouvertes reçoivent une formation théorique et pratique de menuisier, d'ingénieur, d'exploitant agricole ou de plombier, des métiers en demande dans les communautés locales.

Une fois que tous les centres de formation seront pleinement fonctionnels, 700 étudiants recevront une formation chaque année, dont au moins 30 pour cent de femmes. Un office de l'emploi s'est également ouvert pour aider les étudiants à trouver du travail, une fois diplômés.

Ces activités résultent des efforts déployés principalement par quatre agences onusiennes : le PNUD, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Chacune apporte son expertise et ses partenariats, notamment avec les autorités congolaises, des organisations non gouvernementales, l'organisation internationale pour les migrations, ONU-Habitat et la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Florence Marchal, Mobile: +243 99 300 27 95; E-mail :

florence.marchal@undp.org