DR Congo

Les femmes casques bleus formées sur la parité entre les sexes

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Goma, le 1er octobre 2014. L’unité consultative militaire pour les questions sexospecifiques (Military Gender Field Advisory section), nouvellement créée au sein de la MONUSCO, a entrepris à Goma, au Nord Kivu, une série de formations sur les droits de l’Homme, la protection des enfants, l’équité entre les sexes ainsi que le code de conduite militaire, à l’intention des femmes casques bleus et du personnel féminin des Forces armées de la RD Congo (FARDC).

Le Commandant de la Force de la MONUSCO, le général Carlos Alberto dos Santos Cru, a établi cette unité au sein de son équipe, sur la base de la résolution 1325 (31 octobre 2000) du Conseil de Sécurité des Nations sur les Femmes, la Paix et la Sécurité, et suite à une demande faite dans ce sens par la section chargée des questions sexospecifiques de la Mission.

Cette unité a pour mission d’assurer à toutes les femmes casques bleus et leurs homologues des FARDC une formation leur permettant de mieux comprendre les thèmes traités dans la résolution 1325. Ces thèmes comprennent notamment l’impact des conflits armés sur les femmes, la sous-évaluation et sous utilisation de la contribution des femmes au maintien de la paix et l’importance de les faire participer davantage à tous les efforts visant la promotion et la consolidation de la paix et de la sécurité.

Le général dos Santos Cruz a, à cette occasion, rappelé les principaux aspects de cette résolution 1325.

« La résolution 1325 réaffirme le rôle important que les femmes jouent dans la prévention et le règlement des conflits et dans le maintien et la consolidation de la paix, dans la réponse humanitaire ainsi que dans la reconstruction après les conflits et souligne qu’il importe qu’elles participent sur un pied d’égalité a tous les efforts visant à maintenir et à promouvoir la paix et la sécurité et enfin qu’elles y soient pleinement associées. »

La résolution demande instamment à tous les acteurs de veiller à une participation accrue des femmes et d’incorporer une démarche soucieuse de l’équité entre les sexes dans tous les efforts des Nations Unies dans le domaine du maintien de la paix et de la sécurité. Elle demande également a toutes les parties a un conflit armé de prendre des mesures particulières pour protéger les femmes et les petites filles contre les actes de violence a caractère sexiste, en particulier le viol et les autres de formes de sévices sexuels, dans les situations de conflit armé. La résolution contient d’importants mandats opérationnels ayant des implications pour les Etats Membres et les entités des Nations Unies.

Le major Rachel Grimes, membre de l’Unité consultative militaire pour les questions sexospecifiques à Goma a, pour sa part, expliqué comment les femmes-soldats peuvent encourager les femmes congolaises et permettre aux forces de mieux comprendre la situation sur le terrain. “L’incorporation d’une perspective sexospecifique offre la possibilité de transformer le paradigme militaire traditionnel en y incluant des aspects non-traditionnels de la sécurité. La prise en compte des dimensions sexospecifiques d’une situation de conflit peut apporter une profonde transformation, car elle influe non seulement sur la manière dont une opération est menée mais aussi sur ce qu’elle fait en termes de priorités et de tactiques. Elle a une incidence sur les objectifs des opérations et permet de prendre en compte toutes les formes de violence (les violences sexuelles et d’autres formes de violence dirigée contre la population civile, et pas seulement la violence qui accompagne la guerre classique). Elle influence également le comportement tactique adopté le long des routes qu’empruntent les patrouilles, de sorte que les membres des communautés sont consultés. La perspective sexospécifique dans les opérations militaires est donc un outil, une nouvelle capacité que les militaires se doivent d’utiliser pour évaluer les menaces, en particulier les menaces non militaires, telles que les violences sexuelles, le trafic d’êtres humains ou même les crises humanitaires »

La prochaine séance de formation organisée par l’Unité consultative militaire pour les questions sexospecifiques sera destinée au personnel féminin des FARDC.

Clara Padovan