DR Congo

Les femmes aux premières lignes de la riposte

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Alors que la province de l’Équateur de la République démocratique du Congo (RDC) combattait la 11ème épidémie d’Ebola, des femmes leaders étaient souvent aux premières lignes de la riposte, responsabilisant d’autres femmes en les informant sur la façon de se protéger contre l’Ebola.

Eugénie Mwanya, un ancien maire de Mbandaka, la capitale de la province de l’Équateur, coordonne le Centre de développement durable intégral Marie de la Miséricorde, un groupe d’émancipation économique des femmes qui fait partie de la coalition d’associations de femmes se prévalant de plus de 100 membres. Elle élève des poules et utilise les revenus générés par la vente des œufs pour soutenir le travail de son groupe.

Quand Eugénie Mwanya se rend au marché local pour vendre ses œufs, elle prend aussi le temps de parler d’Ebola avec les autres femmes. Celles-ci jouent un rôle important pour assurer la sécurité des communautés face au virus, dans la mesure où elles s’occupent souvent des malades, ainsi que des corps des victimes de la maladie. Lors de cette épidémie, 40 % des 130 cas d’Ebola étaient des femmes.

Alors que la 11ème épidémie d’Ebola est contenue, les femmes écoutent Eugénie Mwanya expliquer comment rester vigilantes. Les femmes sont encouragées à continuer à respecter des mesures d’hygiène importantes. Eugénie Mwanya évoque aussi la COVID-19 qui continue de se propager en RDC. « Ebola est bientôt fini, mais vous devez continuer à éviter de vous serrer la main et toujours porter un masque pour réduire les risques d’infection », implore-t-elle. « Continuons à observer les mesures préventives. »

Eugénie Mwanya s’adresse aussi aux hommes. Ici, elle discute avec un responsable du marché à propos de l’importance des nombreuses approches clés telles que le traçage des cas contacts ainsi que la prévention et le contrôle des infections pour la riposte à al COVID-19. Eugénie Mwanya explique qu’il est important de rencontrer les leaders locaux parce que « s’ils ne vous connaissent pas, vous êtes confronté à beaucoup de résistance. Vous pouvez être huée lors d’activités d’information. »

Aujourd’hui, Eugénie Mwanya est aussi engagée dans le soutien au combat contre l’exploitation et les abus sexuels. Elle écoute Zoé Masika Kyavaghendi, un agent de liaison communautaire de l’Organisation mondiale de la santé, qui explique l’importance de faire connaître les incidents d’exploitation et d’abus sexuels.

Environ 20 leaders d’associations de femmes se réunissent pour cette session sur l’exploitation sexuelle. Zoé Masika Kyavaghendi explique comment les femmes peuvent aider à encourager les gens à se manifester. « S’il y a des cas d’abus sexuels dans la communauté, nous devons le faire savoir. Mais nous devons aussi éduquer la communauté à ce sujet. Beaucoup souffre d’abus sexuel sans savoir qu’il s’agit d’abus. »