DR Congo

Les déplacés de Shabunda en difficulté dans les territoires voisins, selon Ocha

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Des milliers de déplacés, qui ont fui des combats à Shabunda, sont confrontés aux difficultés d’accès à l’eau potable, aux vivres et aux abris dans les territoires voisins de Kalehe, Kabare et de Walungu. C’est ce qu’a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) à travers ses premières estimations des besoins de ces sinistrés.Le chargé de la communication à Ocha/Bukavu, Philippe Kropf, a expliqué la situation, ce mardi 24 janvier, à Radio Okapi:

«A Kalonge, il y a beaucoup de monde hébergés à Chifunzi, Chaminunu et Mule. Là dans les dernières deux semaines, il y a trente mille personnes qui sont arrivées, selon une estimation d’un partenaire humanitaire local dans le cadre de la réponse rapide aux mouvements de populations. La région de Chifunzi accueille déjà des milliers de personnes déplacées depuis novembre et les humanitaires constatent une saturation de capacité des communautés d’accueil par ce qu’il y a de nouveaux déplacés qui arrivent».

Et à cause de cette saturation de capacité, a-t-il poursuivi, il y a des personnes déplacées qui doivent se déplacer. «Il n’y a pas de chiffre à ce sujet, mais ces gens quittent la région de Chifunzi pour l’axe Bunyakiri Hombo», a précisé Philippe Kropf.

Selon la communauté humanitaire, «c’est une crise qui s’annonce très grave par rapport aux dernières années dans ces zones difficiles d’accès». Entre-temps des affrontements entre les Raïa Mutomboki et les rebelles hutus rwandais des FDLR continuent de faire de nouveaux cas de déplacés qui s’ajoutent jour après jour aux anciens cas.

Selon des associations locales des droits de l’homme, les FDLR avaient tué, du 31 décembre 2011 au 4 janvier 2012, quarante cinq personnes précisément dans les villages de Luyuyu, Ngolombe et Kishenya situés en groupement de Bamuguba Sud.

Inquiets, les ressortissants du territoire de Shabunda, vivant à Goma, avaient réagi, samedi 14 janvier, à ce massacre. Ils avaient exprimé leur indignation et inquiétude face «à l’inaction et au silence des autorités par rapport à cette situation».

Dans une déclaration signée par les membres de leur comité, les ressortissants Lega regroupés au sein de la mutuelle Lusu-Goma, avaient demandé au gouvernement de tout mettre en œuvre pour sécuriser les populations de cette contrée et aux humanitaires d’assister les rescapés, blessés et toutes les familles frappées par ce drame.

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