DR Congo

Le Secrétaire général demande à toutes les parties de respecter le cessez-le-feu à Goma et appelle la communauté internationale au chevet de la RDC

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SG/SM/11901
AFR/1765

La déclaration suivante a été communiquée aujourd'hui par la Porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général appelle toutes les parties à respecter le cessez-le-feu à Goma. Il appelle tous les pays à appuyer les efforts humanitaires des Nations Unies, et travaille avec un certain nombre de leaders mondiaux afin de promouvoir des négociations politiques pour résoudre la crise en République démocratique du Congo (RDC). Bien qu'il soit en déplacement en Asie cette semaine, le Secrétaire général est resté pleinement engagé sur le plan diplomatique sur la situation en RDC.

Ce jour, le Secrétaire général a demandé au Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, d'effectuer une mission dans la région. Le Représentant spécial du Secrétaire général en RDC, Alan Doss, quant à lui, s'est rendu aujourd'hui à Goma afin d'y examiner la situation. Il était accompagné d'une délégation de haut niveau qui comprenait Jendayi Frazer, Secrétaire d'État adjointe des États-Unis chargée de l'Afrique, ainsi que les ambassadeurs des États membres du Conseil de sécurité. Le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, Haile Menkerios, a été auparavant envoyé à Kigali, tandis que le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet, se rendait à Kinshasa.

Au cours des deux derniers jours, le Secrétaire général a eu des entretiens téléphoniques avec les Présidents Paul Kagamé du Rwanda, Joseph Kabila de la République démocratique du Congo, Jakaya Ki Kikwete de la République-Unie de Tanzanie, en tant que Président de l'Union africaine, et Nicolas Sarkozy de la France. Il s'est aussi entretenu avec le Président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping; le Haut Représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana; la Secrétaire d'État des États-Unis, Condoleezza Rice; le Secrétaire d'État aux affaires étrangères du Royaume-Uni, David Miliband; ainsi que d'autres personnalités.

À chacun d'entre eux, il a souligné l'importance de tout mettre en œuvre pour consolider l'actuel cessez-le-feu et mettre un terme à la violence. Les travailleurs humanitaires doivent par ailleurs être en mesure de pouvoir travailler sans en être empêchés.

Durant toutes ces discussions, le Secrétaire général a demandé instamment à ces personnalités de tout faire afin que les parties puissent convenir de se rencontrer en vue de négociations. M. Kikwete et M. Ping ont tous deux suggéré la convocation d'un sommet régional qui pourrait se tenir soit à Dar es-Salaam soit à Addis-Ababa.

Le Secrétaire général a aussi discuté de la nomination d'un envoyé spécial de l'ONU. Il a par ailleurs souligné le fait que la MONUC devait recevoir les ressources complémentaires nécessaires à l'exercice de son mandat.

Le Secrétaire général a été rassuré d'apprendre que des matériels et des secours humanitaires avaient pu être livrés aujourd'hui aux populations en détresse. Néanmoins, il reste profondément concerné par la situation dans laquelle se trouve la population civile. Plusieurs milliers de personnes ont été jetées sur les routes. Des rapports préliminaires indiquent que plusieurs camps de personnes déplacées, situés près de la localité de Rutshuru, auraient été pillés et incendiés. Les fonctionnaires des droits de l'homme de la MONUC sont en train de conduire des enquêtes sur des informations faisant état de violations massives des droits de l'homme et du droit et des règles humanitaires.

Le Secrétaire général saisit cette opportunité pour lancer un avertissement à toutes les parties, et les prévenir qu'elles seront tenues responsables des violations qu'elles auront commises.

Le Secrétaire général félicite les troupes de la MONUC et le personnel de la Mission pour la manière professionnelle dont ils se sont acquittés de leur devoir dans des circonstances extrêmement difficiles. Conformément à leur pratique habituelle, les unités de la MONUC ont patrouillé les rues de Goma au cours de la nuit dernière pour y minimiser les pillages et protéger la population civile, au vu de ce qui apparaît comme un effondrement total de l'autorité locale.

Étant la seule force organisée assurant actuellement la sécurité à Goma, la MONUC a fait tout ce dont elle est capable pour protéger les civils et les travailleurs humanitaires. Le Secrétaire général exhorte donc le Conseil de sécurité à accélérer ses efforts pour soutenir ou apporter une aide supplémentaire à la MONUC en ces temps difficiles.

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