Le Coordonnateur Humanitaire en République démocratique du Congo condamne les récentes violences contre les civils en Ituri et dans le Sud-Kivu

Kinshasa, le 13 septembre 2019 : Le Coordonnateur Humanitaire des Nations Unies en République démocratique du Congo, M. David McLachlan-Karr, se déclare aujourd’hui très inquiet suite à une série d’attaques contre les populations civiles dans les provinces de l’Ituri et du Sud-Kivu au cours des dernières vingt-quatre heures.

M. McLachlan-Karr a en particulier condamné l’attaque armée contre le site de personnes déplacées de Duka, territoire de Djugu, province de l’Ituri, ainsi que les violences persistantes dans les Hauts-Plateaux de Fizi et Itombwe et à Mwenga, au Sud-Kivu.

Dans la nuit du 11 au 12 septembre 2019, des hommes armés ont fait incursion dans le site spontané de Duka, tuant six personnes et en blessant huit autres. Cette attaque est la dernière d’un cycle d’incursions armées signalées dans de nombreux sites spontanés du territoire de Djugu depuis plus de six mois, fragilisant davantage la sécurité et la survie de personnes déjà appauvries. « Les déplacés sont déjà dans une situation d’extrême vulnérabilité. Ces attaques n’en sont que plus inacceptables et constituent une violation du droit international humanitaire », a souligné le Coordonnateur Humanitaire.

La situation humanitaire dans le territoire de Djugu est extrêmement préoccupante, avec des centaines de milliers de personnes nouvellement déplacées suite à une recrudescence de violence ces trois derniers mois, conséquence des conflits intercommunautaires qui sévissent depuis décembre 2017.

Près de 200 000 personnes parmi les 500 000 déplacés ont trouvé refuge dans des sites spontanés où ils vivent dans des conditions très précaires. Des tentatives de retour mi-2018 ont échoué en raison de l’insécurité persistante dans le territoire de Djugu, où des combats perdurent entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des milices armées.

M. McLachlan-Karr exprime aussi sa grande préoccupation suite à la dégradation depuis plusieurs semaines de la situation sécuritaire et humanitaire dans les Hauts-Plateaux de Fizi et Itombwe, ainsi qu’à Mwenga, au Sud-Kivu, où le tissu social entre communautés se dégrade au fil des jours.
Des tensions communautaires cette semaine ont entraîné des mouvements de population additionnels et la suspension des activités de nombreux acteurs humanitaires pour des raisons de sécurité, privant plus de 50 000 personnes dans la région des Hauts-Plateaux de Fizi/Itombwe d’une aide humanitaire essentielle. En outre, cette nouvelle vague de déplacement de population met en péril la rentrée scolaire de près de 20 000 enfants du primaire.

« Notre devoir commun est d’assurer la protection des civils et leur accès à l’aide humanitaire. Nous renouvelons l’engament de toute la communauté humanitaire en RDC de continuer à apporter de l’aide en réponse aux besoins actuels et à venir », a conclu M. McLachlan-Karr.

Pour plus d’informations, contacter :
Yvon Edoumou, Chargé de l’Information Publique et plaidoyer, OCHA-RDC, edoumou@un.org, Tel. +243 819 889 148
Joseph Mankamba, Chargé de l’Information Publique et plaidoyer, OCHA-RDC mankambadibaya@un.org, +243 817 096 801
Les communiqués de presse d’OCHA sont disponibles sur www.humanitarianresponse.info ou www.reliefweb.int

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