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L'armée congolaise demande aux FDLR de rejoindre sans délai le processus de Nairobi

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Sy Koumbo / MONUC

Dans un communiqué publié dimanche, les autorités militaires de la RDC appellent les combattants rwandais des FDLR «à rejoindre sans délai le processus de Nairobi» pour éviter les conséquences d'un durcissement des actions des Forces Armée de la RDC (FARDC) contre eux. Le départ des FDLR dont le nombre est estimé à plus de 6000 hommes sur le territoire congolais devrait permettre de créer les conditions d'un retour de la sécurité et de la stabilité dans l'Est du pays et dans la région des Grands lacs en général.

Le processus de Nairobi signé le 9 novembre 2007 entre les gouvernements de la RDC et du Rwanda devrait permettre de désarmer et de faire rapatrier dans leur pays ces combattants illégaux, par des moyens de sensibilisation mais aussi par la pression militaire.

C'est fort de ce processus que l'Etat major général des FARDC, avec l'appui de la MONUC, a déployé, depuis quelques mois, onze de ses bataillons pour restaurer l'autorité de l'Etat et mettre en œuvre le plan militaire destiné à faire pression sur les FDLR.

Parallèlement, des activités de sensibilisation sont conduites par les équipes DDRRR (Désarmement, Démobilisation Rapatriement, Réintégration, Réinsertion) sur le terrain. Ces activités comprennent des contacts directs avec des chefs FDLR dans les deux Kivu pour leur parler du Communiqué de Nairobi et de la feuille de route de Kisangani (retour volontaire des combattants FDLR au Rwanda ou possibilité de leur relocalisation ailleurs que dans les deux Kivu).

Aujourd'hui, on juge palpables les résultats de ces actions conjointes dans les secteurs de Walikale, Kitutu et Pinga dans le Nord Kivu, et dans les secteurs de Shabunda, Mwenga ainsi que sur l'axe Walungu-Bukavu dans le Sud Kivu. En effet, depuis janvier et fin septembre 2008, plus de 1200 combattants FDLR et leurs dépendants ont été rapatriés volontairement au Rwanda ; et n'eussent été les hostilités commencées depuis le 28 août dans le Nord Kivu, «la partie congolaise serait suffisamment avancée dans l'application du Communiqué de Nairobi » souligne le communiqué des FARDC.

Selon le porte-parole ad interim de la MONUC, Michel Bonnardeaux, la démobilisation et le rapatriement des combattants rwandais est au coeur du mandat de la MONUC depuis 2002. «Nous sommes la première mission de maintien de la paix à avoir eu mandat de former des bataillons de l'armée nationale en vue de régler le problème des combattants étrangers en sol congolais. Nos équipes font toute la sensibilisation nécessaire notamment à l'aide de radio FM sur place et de programmes en kinyarwanda. Nous avons déjà rapatrié au Rwanda et dans les pays voisins plus de dix mille combattants et dépendants», a-t-il souligné.

Il faut rappeler que les combattants FDLR qui acceptent de se rendre sans pression sont désarmés, enregistrés puis acheminés par la MONUC jusqu'a la frontière rwandaise où ils sont pris en charge par la commission de démobilisation du Rwanda. Cette dernière les conduit dans un camp d'orientation où ils sont informés des possibilités qui leur sont offertes pour leur réinsertion. Des Kits leur sont distribués alors que certains combattants sont orientés vers des entreprises qui, elles, reçoivent un soutien financier et un accompagnement. Tout ce processus se déroule avec l'appui et le suivi de la communauté internationale.