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Élaboration d’un outil d’analyse des lacunes pour améliorer l’acceptation et la conformité du vaccin anti-Ebola en Afrique subsaharienne

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by Edward Kumakech, Maurice Sadlier, Aidan Sinnott et Dan Irvine

La flambée d’Ebola qui a débuté en Afrique de l’Ouest en 2014 était sans précédent. Entre janvier 2014 et janvier 2016 en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, quelque 28 616 cas ont été confirmés ou considérés probables et suspects, et 11 310 décès constatés. La flambée a dévasté les populations affectées et a causé d’importantes perturbations dans toute la région. Le 26 décembre 2019, lors de la flambée en cours en République démocratique du Congo (RDC), 3 366 cas (3 248 confirmés et 118 probables), dont 2 227 décès, ont été enregistrés. Cette flambée en RDC place les pays voisins tels que l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et le Soudan du Sud en état d’alerte élevée, au cas où elle traverserait leurs frontières.

Des progrès considérables ont été réalisés sur le plan des vaccins contre Ebola depuis 2014, et en février 2020, plusieurs pays avaient breveté leur utilisation. Néanmoins, l’expérience a montré que, lorsqu’un pays décide de déployer un vaccin anti-Ebola, cela exige un niveau exceptionnel de préparation du point de vue de la demande (à l’échelle communautaire) pour assurer le succès de l’opération. La réticence et le refus vont de pair avec tous les vaccins, mais dans le cas d’un vaccin anti-Ebola, cet aspect est susceptible d’être particulièrement sensible en raison de la peur et de la stigmatisation qui entourent la maladie en elle-même, en plus de la méfiance à l’égard du gouvernement, des parties prenantes locales et des organisations internationales qui jouent souvent un rôle notoire dans le développement des vaccins contre ce virus. Seuls une communication et un engagement communautaire efficaces visant à informer, interagir et créer un dialogue avec les populations cibles pourraient faire la différence entre, d’une part, une confiance élevée envers le vaccin, son adoption et sa conformité et, d’autre part, la méfiance, assortie d’une adoption et d’une conformité faibles, voire même de boycotts.

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