La RDC sollicite l'implication de l'UA dans la sécurisation des élections

Report
from Government of the Republic of Congo
Published on 26 Jun 2006
Le Vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), chargé de la Commission politique, Défense et Sécurité, Azarias Ruberwa, a eu des entretiens avec le Président de la République du Congo, Président en exercice de l'Union Africaine (UA), Denis Sassou Nguesso, le 22 juin à Brazzaville. La sécurisation du processus électoral en RDC était au centre de leurs entretiens.

Le Vice-président de la RDC, chargé de la Commission politique, Défense et Sécurité a foulé le sol brazzavillois en vue de faire le point de la situation sécuritaire en RDC.

«Il y avait beaucoup à dire par rapport à la situation politico-sécuritaire en RDC. Avec le Président de la République en sa triple qualité, de Président du Congo voisin, Président de la Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) et également Président en exercice de l'UA, nous avons fait un tour d'horizon sur cette question. Je rentre convaincu de son intérêt et de son implication par rapport aux objectifs de pacification de l'organisation des élections dans notre pays», a déclaré M. Roberwa.

Selon le calendrier de la Commission électorale indépendante (CEI), les élections en RDC sont prévues le 30 juillet prochain, et la campagne électorale est sensée être démarrée le 29 juin prochain. Au regard de l'enjeu du scrutin, la nécessité d'accélérer le processus de sécurisation du pays s'impose.

«Tous les préparatifs au niveau technique sont au point. Il y a des bulletins de vote qui arrivent de l'Afrique du Sud en raison de 6 vols par jours. Reste que ces bulletins arrivent à l'intérieur du pays pour que les électeurs soient devant leurs bulletins de vote le jour de l'élection», a rassuré l'homme d'Etat de la RDC.

Cependant, des questions politiques se posent, notamment la question du 30 juin 2006. Selon les uns et les autres, il s'agit de la fin de la transition ou alors du début de la campagne électorale. Beaucoup de voix s'élèvent pour demander qu'il y ait des concertations pour régler les divergences et baisser la tension, notamment remarquée dans les médias.

«La perfection dans la sécurité dans un pays post-conflit n'existe pas. Ce qui était la mission de la transition c'était aussi la formation d'une armée nouvelle restructurée et intégrée. Sur 18 brigades attendues nous avons déjà 12 brigades en déploiement. Il en reste 6. On ne pourra plus les avoir toutes mais peut-être une ou deux autres. L'important c'est que l'essentiel de ces brigades ont été positionnées dans les provinces de l'Est qui sont plus problématiques», a expliqué M. Ruberwa.

Dans le cadre de la sécurisation, la RDC bénéficie de l'aide internationale avec la présence dans ce pays de la force des Nations Unies (MONUC), avec environ 20 mille hommes. L'Union Européenne (UE) a mis à la disposition de la RDC une force, dont une partie sera positionnée à Libreville (Gabon) et une autre à Kinshasa. Toutes ces forces contribuent à l'amélioration de la situation sécuritaire dans le pays. La réforme des Forces armées de la RDC (FARDC), l'on peut le dire, est un maillon essentiel du processus de paix global.

M. Roberwa a indiqué qu'avec le Président Sassou Nguesso, ils ont évoqué la possibilité de l'envoi d'une force de la CEEAC. Il a exprimé son optimisme quant à la sécurisation des élections dans son pays. Les problèmes de sécurité demeurent en RDC, malgré des avancées enregistrées dans le cadre de la restructuration de l'armée.

«Cette force de la CEEAC existe virtuellement parce que les Etats membres ont convenu de cela. Elle serait positionnée à Brazzaville comme une force de dissuasion ou d'intervention au cas o=F9 cela serait nécessaire. Il reste des formalités d'usage. Je pense qu'avec tous ces paquets de force, je dois dire qu'il y aura une sécurité suffisante pour tenir les élections», a appuyé M. Roberwa.

La République du Congo a toujours joué un rôle important dans la résolution de la crise de la RDC. Le Président Sassou Nguesso est souvent consulté pour mener la médiation afin de trouver l'issue favorable.