La MONUSCO organise une journée de réflexion sur la situation des « enfants sorciers »

Kinshasa : Ils ont tous répondu présents à l’appel de la Police des Nations Unies à Kinshasa, ce mardi 19 septembre 2017, à l’hôtel Beatrice, pour réfléchir sur le phénomène des enfants stigmatisés sorciers.

Représentants du Bureau Conjoint des Nations Unies des droits de l’Homme, UNICEF, MONUSCO, Police Nationale Congolaise (PNC), organisations de la société civile, ministère de la femme et de l’enfant, juges pour enfants, avocats et religieux, ont échangé sur la situation des « enfants sorciers » dans la province de Kinshasa, la loi nº 09 portant protection de l’enfant, le partage d’expériences de la prise en charge et du suivi des enfants dits « sorciers », entre autres.

Tour à tour, différents animateurs se sont succédé à la chaire, et quand Mme MUSAWU Bukasa Pauline prend la parole, c’est l’émoi dans la salle. Elle raconte un témoignage bouleversant sur son rejet par la société à cause de son albinisme. Accompagnée de deux enfants, l’une de 13 ans et l’autre de 3 ans, dont les histoires sont toutes aussi tristes, elle n’a pas manqué de lancer un appel à tous pour une prise en compte du phénomène des albinos dits “enfants sorciers”, comme c’est le cas pour d’autres fléaux sociaux.

Une recommandation importante a été faite sur l’amendement de la loi sur la protection de l’enfant et l’implication de l’Etat dans la gestion des pratiques religieuses concernant les enfants.

Le General Ismaila SARR, adjoint au chef de la Composante Police de la MONUSCO, n’a pas manqué d’interpeller les leaders religieux et les parents à rompre avec la marginalisation de ces enfants par rapport à cette croyance d’«enfant sorcier».