DR Congo

La MONUC réaffirme sa détermination à faire désarmer tous les groupes armés en RDC et à sécuriser la population civile

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Crispin Nlanda Ibanda

La MONUC n'arrêtera pas ses actions militaires tant que « tous les combattants n'auront pas rendu leurs armes et n'auront pas rejoint le processus de réinsertion», a affirmé mercredi 8 juin au cours du point de presse hebdomadaire, le porte-parole militaire le lieutenant-colonel Thierry Provendier.

La MONUC « comprend et partage l'émotion de la population qui est victime des exactions des combattants qui mènent un combat perdu d'avance» et assure «qu'aux actions spectaculaires, elle préfère le travail de fond notamment le renforcement progressif dans la région des Kivus» a expliqué le porte-parole militaire, en réponse à une critique adressée contre la MONUC qui ne serait pas présente dans le Groupement de Nindja o=F9 la population civile a été attaquée par des groupes armés notamment à Ihembe, le 23 mai dernier.

Le Lieutenant-colonel Provendier a rappelé qu'une première mission militaire de la MONUC s'était rendue dans cette localité le 25 mai, suivie le 27 mai par une mission civile qui y a entamé les enquêtes sur les violations des droits de l'homme. En dépit des difficultés de terrain, la MONUC « continue son travail de contrôle de zone, en collaboration avec les FARDC», a-t-il précisé. « L'action de la MONUC est terriblement gênante pour les groupes armés», a-t-il fait observer, donnant en exemple l'attaque de Rakpa dans l'Ituri, le 2 juin dernier o=F9 des miliciens ont attaqué une mission civile de la MONUC, escortée par une section népalaise. La mission devait recueillir des témoignages sur des allégations d'enlèvements et de viols, dans cette région o=F9 des miliciens irrédentistes de l'ex-Front Nationaliste et Intégrationniste (FNI) sont encore actifs.

Le porte-parole militaire a précisé que «la section a été prise sous un feu nourri ouvert par plus de cent miliciens. La consommation de munitions témoigne de la fureur des combats» qui ont coûté la vie à un casque bleu.

Le Directeur de l'Information Publique et porte-parole de la MONUC, M. Kemal Saiki a indiqué à la presse que le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et le Chef d'état-major de l'armée de terre de la RDC ont présenté, dimanche 5 juin à Mahagi, leurs condoléances au Commandant du bataillon népalais de la Brigade Ituri.

Au cours de cette conférence, le Porte-parole adjoint a.i de la MONUC, Mme Eklou Assogbavi a indiqué à la presse que le Directeur Afrique du Département des Opérations de Maintien de la Paix, M. Dimitry Titov, est en visite en RDC «pour évaluer l'appui que son département peut apporter à la MONUC dans la perspective des élections».

En compagnie du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la République démocratique du Congo, M. Titov a rencontré séparément le Ministre des Affaires étrangères, le Vice Président de la République en charge des questions financières et celui en charge des questions politiques, défense et sécurité.

Il s'est rendu ensuite dans la Province Orientale, à Kisangani et à Bunia, a indiqué Mme Eklou Assogbavi, avant d'ajouter qu'à Kisangani, « le vice Gouverneur de la Province a exposé ses préoccupations concernant la sécurité dans toute la province et particulièrement en Ituri et apprécie les efforts de la communauté internationale qui ont favorisé l'arrestation des principaux chefs des groupes armés de l'Ituri».

Concernant l'Ituri, Rachel Eklou a indiqué que les dernières statistiques datées du 7 juin 2005 sur le programme de Désarmement et Réinsertion Communautaire font état de 14.325 ex-combattants désarmés et enregistrés.

Au chapitre des droits de l'homme, Mme Sonia Bacar, chef de l'Unité d'enquêtes spéciales de la MONUC, a indiqué que la MONUC s'inquiète de la recrudescence des actes de vols, des menaces et des voies de faits dont sont auteurs les soldats du Groupement spécial pour la sécurité du Président, GSSP, dans plusieurs villes du pays «sans qu'aucune mesure disciplinaire ni judiciaire soit prise à leur encontre.»

Par ailleurs, elle a indiqué à la presse que «suite à l'intervention de la MONUC auprès des autorités et à la pression des ONG internationales et locales», 7 activistes de droits de l'homme, arrêtés et torturés par les agents de l'Agence nationale de Renseignement à Lubumbsahi dans le Katanga, ont été libérés.

La MONUC s'inquiète des entraves posées à ses équipes d'enquêtes par « des autorités de la police et de l'administration pénitentiaire» à Kinshasa qui leur refusent l'accès aux prisonniers, a indiqué Sonia Bacar.