DR Congo

Kisantu/Bas-Congo: la prévention a limité les dégâts de l’inondation de la Cité de Kintanu

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Kisantu, le 13 décembre 2011 (caritasdev.cd): pour la nième fois, les eaux de la rivière Inkisi dans la Province du Bas-Congo, à environ 120 km de Kinshasa, ont de nouveau quitté leur lit après les fortes pluies de ces derniers jours. Ainsi, comme les années passées, la cité de Kintanu et ses environs situés dans la zone de santé de Kisantu sont sous eau depuis vendredi 09 décembre 2011 à partir de 17 heures, rapporte caritasdev.cd

1.200 ménages sinistrés, mais pas de pertes en vies humaines

Selon un rapport du 10 décembre dernier signé par le Commissaire de District ai, Dikiefu di Kinkelesi, les quartiers Kimbondo, Wombo, Carriere, Mfuki et une partie de la Cité Sele sont inondés. «Jusqu’à ce jour, nous avons identifié 1.200 ménages sinistrés de taille 6. La population de 7.200 personnes se trouve donc dans les sites d’hébergement et dans les familles d’accueil », a-t-il déclaré.

Le rapport de la réunion extraordinaire du comité de crise, convoquée par le Commissaire de District ai, tenue dans le bureau de la cité de Kintanu, donne des précisions sur les dégâts enregistrés. Le rapport relève que la prévention a pu limiter ces dégâts. «On n’a déploré aucune perte en vie humaine parce que la population était alertée par l’arrivée progressive des eaux de la rivière Inkisi », note le Comité de crise.

Sur le plan environnemental, les champs et les jardins situés le long de la rivière Inkisi de Nzuma à Kimpemba jusqu’à Madimba dans la zone de santé de Kisantu (100 Km de long et 1 Km de large ) sont inondés. Les paysans y cultivaient notamment le mais, les arachides, le manioc, les légumes, le haricot.

L’usine de la Regideso, située au bord de la rivière Inkisi, n’a pas était épargnée. Heureusement que les puits ont été protégés par la qualité de leur construction. La fourniture de l’eau est toutefois interrompue, puisque les installations électriques sont sous eaux. Le jardin Botanique de Kisantu, situé au bord de la rivière Inkisi, est aussi inondé.

A cause de la pollution de 1.200 maisons et de 67 puits de puisage d’eau par les eaux souillées, la population sinistrée est hébergée dans des familles d’accueil et Eglises (Paroisse Catholique Sainte Famille). Entre temps, elle se retrouve avec des objets souillés (tables, chaises, matelas, objets de cuisine, habits), sans vivres et avec des latrines pleines d’eau, déversant les matières fécales dans la nature.

Actions à mener

Après avoir identifié deux Centres de Santé (Kintanu et Cerphytoco) pour la prise en charge des maladies éventuelles, le Comité de crise poursuit le dénombrement de la population sinistrée et l’évaluation des dégâts, les soins des sinistrés malades, la surveillance épidémiologique. L’encadrement de la population de la cité de Kintanu, Nkandu, Kikonka et villages environnants, le plaidoyer auprès des Autorités Provinciales et Nationales, ONG, Eglises pour couvrir les besoins des sinistrés ainsi que la sensibilisation de la population sur les dangers des inondations sont d’autres actions en cours.

Ces besoins s’expriment en termes des kits médicaux, vivres et biens non alimentaires. Ainsi, dans le secteur médical, le comité de crise a retenu 400 litres du carburant et 50 litres de lubrifiant pour les motos pompes afin de traiter les 67 puits de puisage d’eau ; 256 piles pour les mégaphones pour la sensibilisation de la population. Pour les vivres, le comité pense assurer la distribution jusqu’au mois de janvier 2012 car la population a perdu tous ses vivres (535.680 Kg de riz, 164.424 Kg d’haricot et 535.680 Kg de farine de maïs ou de manioc).

Quant aux actions à mener à court, moyen et long termes, le comité de crise a retenu notamment la poursuite de l’encadrement de la population des zones sinistrée ; le pré positionnement d’un Kit médical et des consommables d’urgence ; la disponibilisation de l’eau potable, des vivres et des non vivres pour la population sinistrée ; la sensibilisation de la population à travers les Média, et les RECO (relais communautaires) ; la désinfection des maisons et latrines ; le curage des puits de puisage d’eau souillés ; la poursuite de la surveillance épidémiologique ; l’enquête agricole et vétérinaire pour constater les dégâts dans ces domaines partant de Kimpemba jusqu’à Madimba.

Signalons que le comité de crise est composé du Commissaire de District ai de la Lukata, l’Administrateur du Territoire de Madimba, du Directeur de la Caritas Kisantu, du Médecin chef de zone de santé de Kisantu, du chef de cité de Kintanu, du Président de District de la Croix-Rouge et du Chef de Bureau des Affaires Sociales. 314/2011

Guy-Marin Kamandji