DR Congo

GT CCCM Plan de contingence Covid 19 n° 2 du 23/04/2020

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RESUME STRATEGIQUE

Depuis décembre 2019, la Chine et le reste du monde connaisse une crise sanitaire sans précèdent avec la découverte du Coronavirus (Covid-19). Cette épidémie a été déclarée en mars 2020 comme une pandémie mondiale car plus de 90 pays dans le monde en sont maintenant affectés. On enregistre plus de 6000 décès. La forte mobilité des populations a accru la propagation de la maladie. Face à cette pandémie, la RDC, a l’instar de la plupart des pays africains, la RDC vient de fermer ses frontières et ‘l’isolement’ de la capitale Kinshasa (épicentre de la maladie) avec le reste du pays.

La RDC, a enregistré le premier cas confirmé à Kinshasa le 10 mars 2020. A ce jour, cinq provinces (Kinshasa, Sud-Kivu, Nord-Kivu, Ituri et Kwilu) et un total de 163 zones de santé (ZS) sont affectées.
Kinshasa constitue, à ce stade, l’épicentre de l’épidémie avec la majorité des cas confirmés (338) contre 4 cas au Sud-Kivu, 5 cas au Nord-Kivu, 2 en Ituri et 1 au Kwilu dont 25 décès et 35 guéris. Ce qui pourrait aggraver l’évolution de la maladie dans le pays, quand on connait le niveau sanitaire qui prévaut. Le Nord Kivu vient de limiter ses mouvements avec le Sud Kivu à partir de ce mercredi 1er Avril 2020. Alors que la Province de l’Ituri, ayant enregistré 2 cas confirmés, a limité le mouvement avec les autres provinces voisines au 5 avril 2020.

Pour réduire une expansion de la maladie dans le NK et dans la Province de l’Ituri, encore sous l’épidémie à virus Ebola, les autorites locales, à Goma et à Bunia ont depuis entrepris des consultations avec les partenaires humanitaires et étatiques pour la mise en place de mesures restrictives et protectrices contre la Pandémie COVID 19. Pour rappel, au NK et en Ituri, on assiste à la recrudescence des conflits armés par la traque des forces régulières sur les groupes armés, les conflits intercommunautaires et les conflits fonciers qui occasionnent les nombreux mouvements pendulaires des populations.

On enregistre officiellement 86 sites officiels reconnus (22 dans le NK, 64 en Ituri sous la coordination du HCR et de l’OIM). A cela, il faut noter que la majorité des personnes déplacées se trouve encore dans les familles d’accueil qui sont de plus en plus vulnérables par la durée que prend déplacement et l’ampleur des crises armées. Notons aussi de nombreux mouvements de populations qui fragilise les réponses humanitaires en termes d’efficacité et d’impact.

Il faut aussi noter que, lors de la crise sanitaire (MVE) qui a touché le Nord Kivu et l’Ituri en 2018 jusqu’à ce jour, les deux provinces n’ont pas enregistré officiellement de cas au niveau des sites de déplacement. Malheureusement, aucune statistique n’a été disponibilisé sur l’impact de la MVE sur les populations déplacées en dehors des sites de déplacement. La crise sanitaire actuelle pourrait ne pas épargner les sites. Un suivi de près de la situation de personnes déplacées dans les sites et en familles d’accueil devrait être envisagé dans le plan de riposte contre le COVID 19 au niveau Provincial et National éditant des mesures spécifiques tenant compte de la vulnérabilité de déplacés.

Une attention particulière est donc requise autour de la problématique des personnes déplacées en sites et hors sites.