DR Congo

Fonds humanitaire en République Démocratique du Congo : Allocation de réserve – Equateur, Mbandaka – Stratégie d’allocation

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Date limite pour la soumission des propositions de projet le 28 Juillet 2020 à 23h59 (heure de Kinshasa)

APERÇU DE LA SITUATION HUMANITAIRE

En 2018, la province de l’Equateur a connu une épidémie de Maladie à Virus Ebola (MVE) qui a touché la cité de Bikoro et les zones de santé voisines (Wangata et Iboko), et a fait 54 cas dont 33 décès. En date du 23 mai 2020, une alerte de MVE a été notifiée à la Division Provinciale de la Santé, faisant état du décès d’une patiente de 29 ans à l’HGR de Wangata, une zone santé urbaine dans la ville de Mbandaka. Plusieurs autres cas ont été détectés les jours suivants et à la date du 3 juillet, 36 cas étaient notifiés (33 confirmés et 3 cas probables) dans 13 aires de santé réparties dans 5 zones de santé (Mbandaka, Wangata, Bikoro, Iboko et Bolomba). Plusieurs localités dans ces aires de santé sont accessibles uniquement par voie fluviale et d’autres sont difficiles d’accès en raison du mauvais état des infrastructures routières. Également dans la plupart des zones de santé affectées, y-inclus Mbandaka, l’accès à l’eau reste une problématique majeure et ceci dans un contexte de MVE et de COVID-19. Très peu de partenaires et de capacités sont déployés en dehors de Mbandaka, ne permettant pas d’accompagner efficacement la réponse à la MVE.

Avec l’aggravation de la situation humanitaire, l’accès dans les zones affectées hors de Mbandaka restent problématiques en raison du mauvais état des routes et l’utilisation des voies fluviales. Dans les zones affectées dans les zones de santé de Iboko, Bikoro et Balomba, plusieurs villages ont notifié des cas suspects mais ne sont pas accessibles pour une meilleure prise en charge par les acteurs de la réponse. De plus, le transport des cas vers les CT ou CTE pour les villages lacustres se fait par voie fluviale et la disponibilité de canoés rapides reste insuffisante ou inexistante. Les acteurs humanitaires se déploient de plus en plus dans les zones affectées pour appuyer la réponse dans un contexte de pauvreté général des populations, ce qui présente un terrain favorable pour les exploitations et les abus sexuels (EAS). Pour minimiser ce risque, il est essentiel de sensibiliser tous les acteurs de la réponse (partenaires et acteurs gouvernementaux) sur la Protection contre l’EAS (PEAS) et mettre en place des mécanismes qui permettent une remontée d’information et de traitement des cas.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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