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Évaluation conjointe de la situation des réfugiés centrafricains dans les camps - Provinces du Nord et du Sud Ubangi, République démocratique du Congo, 2022

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Données collectées en août et septembre 2021 Rapport publié en juillet 2022

Résumé Exécutif

Objectif de l’enquête. L'objectif principal de cette évaluation conjointe des besoins et des moyens d’existence est de comprendre les besoins essentiels et la vulnérabilité des réfugiés centrafricains dans les camps des provinces du Nord et du Sud Ubangi de la RDC.

Méthodologie. La collecte de données a eu lieu du 17 août au 17 septembre 2021 dans les quatre camps de réfugiés de Bili et Inke (Nord Ubangi) et Boyabu et Mole (Sud Ubangi). Au total, 1 450 ménages ont été sélectionnés grâce à un échantillonnage aléatoire stratifié et au final 1 328 ont été retenus.

Résultats principaux.

  • La vulnérabilité touche 98 % des ménages dont 96 % de façon sévère. En effet selon l’approche ENA un ménage est défini très vulnérable s’il satisfait au moins une des trois conditions : mauvaise consommation alimentaire, recours aux stratégies de crise ou urgence, ou vulnérabilité économique élevée. En utilisant une approche révisée selon lequel les ménages doivent satisfaire au moins deux de ces trois conditions pour être classifiés comme très vulnérables, la vulnérabilité toucherait également 98 % des ménages, mais seulement 59 % de façon sévère.

  • La vulnérabilité est principalement liée à la faible capacité économique des ménages, peut-être aussi du fait que les dépenses des ménages et le MEB ont été mesurés à des moments différents ;

  • Seulement 34 % des ménages ont une consommation alimentaire acceptable ;

  • Un quart des ménages (25 %) fait recours aux stratégies d’urgence pour se procurer de la nourriture ;

  • Presque neuf ménages sur dix (87 %) sont endettés ;

  • Seulement 27 % des chefs de ménage se déclarent employés alors que la presque totalité (94 %) était occupée avant d’arriver en RDC ;

  • La prévalence de la vulnérabilité sévère dans le camp de Mole est inférieure à la moyenne des camps (86 % contre 96 %).

Les principaux indicateurs ont aussi été analysés selon le genre du chef de ménage et ces résultats se trouvent dans l’annexe 5.