Equateur : arrivée de nouveaux réfugiés centrafricains après l’entrée des rebelles à Bangui

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from Radio Okapi
Published on 24 Mar 2013 View Original

De nouveaux refugiés centrafricains arrivent depuis le samedi 23 mars à Zongo, fuyant la dernière offensive des rebelles de la Seleka qui contrôle désormais Bangui, la capitale centrafricaine. Certains réfugiés sont pris en charge par des familles d’accueil. D’autres sont conduits au site du Haut commissariat pour les refugiés (HCR) à Worobe, situé à 15 kilomètres de la ville de Zongo.

La plupart des réfugiés arrivent par pirogue, valises et matelas sur la tête. Parmi eux, on compte beaucoup de femmes et d’enfants.

Jusque-là, les autorités locales de Zongo ont maintenu le trafic fluvial avec Bangui. Mais les services des migrations centrafricains ont abandonné leurs postes depuis le samedi, indiquent certaines sources.

Selon des témoins, on compterait plusieurs centaines de personnes qui ont déjà traversé la frontière. Mais leur nombre exact n’est pas encore connu, en raison de multiples points d’entrée dans la ville congolaise.

Le Maire Adjoint de Zongo a tenu une séance de travail avec la Commission Nationale des Réfugiés et la Direction Générale des Migration (DGM) samedi, afin de planifier l’enregistrement, l’encadrement et la protection de ces réfugiés.

Des cadres centrafricains parmi lesquels des conseillers à la Présidence de la République et à la Primature, ainsi que quelques agents des services de l’Etat occupent des hôtels de Zongo, rapportent des sources locales. Au terme d’une offensive lancée samedi, les forces de la Seleka ont pris le contrôle de la capitale centrafricaine ce dimanche. Elles ont notamment investi le palais présidentiel dans lequel ne se trouvait plus le président Bozize.

« Nous avons pris le Palais présidentiel. Bozizé n’y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président du Séléka (Michel Djotodia) prenne la parole », a affirmé à l’AFP le colonel Narkoyo. « Les rebelles contrôlent la ville. J’espère qu’il n’y aura pas de représailles », a déclaré, pour sa part, Gaston Mackouzangba, porte-parole du chef de l’Etat.

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