Douze points focaux militaires de la MONUSCO formés à la prévention contre l’exploitation et les abus sexuels à Bunia

JEAN-TOBIE OKALA Bunia, le 30 octobre 2019 – Le séminaire de formation et de recyclage des points focaux militaires de la Force de la Monusco ouvert ce mardi 29 octobre s’est clôturé ce mercredi à Bunia.

Deux jours durant, 12 officiers militaires, dont deux femmes, ont revisité le Code de conduite du personnel des Nations Unies et en particulier celui des militaires, tout comme les 10 règles du personnel militaire onusien et la politique de « tolérance zéro » du Secrétaire général des Nations Unies en matière d’exploitation et d’abus sexuels (SEA) .

Cette formation organisée par l’Equipe de Conduite et de Discipline de la Monusco en Ituri (CDT), est une des recommandations des « directives du Commandant de la Force » qui demandent que les points focaux militaires SEA soient formés ou recyclés tous les six mois.

C’est pour cette raison que ces officiers militaires représentant les différents contingents du Secteur Nord de la Force de la MONUSCO en Ituri se sont retrouvés à Bunia.

Deborah Barugahara de la Section Conduite et Discipline de la MONUSCO en Ituri explique que pendant ces deux jours de formation, il a été rappelé aux participants leur rôle crucial dans la prévention contre l’exploitation et les abus sexuels au sein de leurs Contingents. L’objectif étant d’atteindre zéro cas d’abus sexuels parmi les contingents.

C’est le Commandant du Secteur Nord de la Force de la MONUSCO en Ituri qui a clôturé cette formation. Le général Chowdhury Mohammed A. H. a rappelé à tous et toutes les propos du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres pour qui « nous ne tolérerons aucune personne qui commet ou tolère l'exploitation et les abus sexuels. Nous ne laisserons personne dissimuler ces crimes avec le drapeau des Nations Unies. Faisons de la tolérance zéro une réalité ».

Au sein de la MONUSCO, la question est traitée avec la plus grande attention. Outre des sensibilisations dans les Communautés locales et en interne, la Mission reste mobilisée quant au personnel (aussi bien civil que militaire) qui ne respecte pas cette politique de tolérance zéro prônée par le Secrétaire général et relayée par sa Représentante spéciale en RDC.