Des milliers de réfugiés de RDC rentrent chez eux dans la région du Kasaï depuis l’Angola

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from UN High Commissioner for Refugees
Published on 23 Aug 2019 View Original

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 23 août 2019 au Palais des Nations à Genève.

Depuis le 18 août, environ 8500 réfugiés ont spontanément quitté l’installation de réfugiés de Lóvua, dans la province angolaise de Lunda Norte, avec l’intention de rentrer chez eux en République démocratique du Congo (RDC) – après avoir reçu des informations faisant état d’une amélioration de la sécurité dans certains de leurs lieux d’origine et souhaitant rentrer chez eux à temps pour le début de l’année scolaire.

Plus d’un millier de réfugiés ont déjà franchi la frontière vers la RDC et beaucoup d’autres se dirigent vers la frontière avec la région du Kasaï en RDC.

La province du Kasaï se remet des affrontements meurtriers entre les groupes armés et les forces de la RDC qui étaient survenus en 2017 et qui avaient déraciné quelque 1,4 million de personnes. Environ 37 000 réfugiés qui avaient fui la violence avaient alors rejoint l’Angola.

Les retours spontanés de cette semaine en provenance du nord-est de l’Angola sont liés aux élections présidentielles et font suite à de récentes discussions entre les responsables en visite en RDC et les réfugiés, durant lesquelles les réfugiés ont été informés des améliorations de la situation sécuritaire dans les provinces du Kasaï.

Jusqu’à présent, le camp de réfugiés de Lóvua accueillait plus de 20 000 réfugiés. Le gouvernement angolais a assuré le transport pour certains, mais d’autres ont quitté l’installation par leurs propres moyens. De nombreux réfugiés campent le long des principales routes du nord-est de l’Angola, notamment des femmes et des enfants.

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, travaille avec ses partenaires et les deux gouvernements pour répondre aux besoins humanitaires. Nous avons placé du personnel le long des routes de retour pour surveiller, s’entretenir avec les réfugiés et leur apporter de l’aide si nécessaire. Le personnel du HCR fournit également des informations aux réfugiés.

En RDC, le HCR travaille avec les autorités locales pour mettre en place des systèmes de suivi aux points de passage frontaliers afin d’évaluer la nature de ces retours spontanés et d’obtenir des informations sur le type d’assistance dont la population a besoin une fois de retour chez elle.

Le HCR est actuellement engagé dans des discussions tripartites avec l’Angola et la RDC pour mettre en place un dispositif de retours volontaires, dignes et durables. Le principe international selon lequel tout retour d’un réfugié dans son pays d’origine doit être librement consenti doit s’appliquer. Tout en comprenant l’empressement des réfugiés à rentrer chez eux, le HCR appelle les deux gouvernements à éviter les situations dans lesquelles des milliers de réfugiés pourraient être exposés à des risques en raison d’un manque de planification, de transport et d’assistance appropriés.

Alors que la sécurité s’est améliorée dans la région du Kasaï ces derniers mois, ailleurs en RDC, l’insécurité continue de chasser des milliers de personnes de leurs foyers dans les zones de résistance des provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri près de la frontière avec l’Ouganda.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :
A Kinshasa, Fabien Faivre, faivre@unhcr.org, +243 825 443 419
A Pretoria, Markku Aikomus, aikomus@unhcr.org, +27 81 797 7456
A Genève, Babar Baloch, baloch@unhcr.org, +41 79 513 9549