DR Congo

Crise humanitaire majeure en RD Congo, 250.000 déplacés suite aux conflits

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L'armée congolaise a abandonné Goma, importante ville de l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) devant l'avancée des rebelles de Laurent Nkunda. Les habitants, désormais livrés à eux-mêmes, fuient la ville.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont quitté Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, pour se replier en direction de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu à une centaine de kilomètres plus au sud, devant l'avancée des hommes du chef rebelle Laurent Nkunda.

Les populations du Nord-Kivu livrées à elles-mêmes

Depuis deux mois, la reprise des combats entre l'armée régulière (FARDC) et le mouvement rebelle Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) a conduit au déplacement de plus de 250.000 personnes dans la région du Nord-Kivu, au Congo.

Depuis le 27 octobre, les combats se sont rapprochés des centres urbains. Un tir d'obus près d'un camp de réfugiés proche de Goma, a poussé ces derniers à fuir vers la ville. Dorénavant, les troupes du CNDP sont aux portes de la ville. Cette menace provoque de nouveaux déplacements et ce, malgré la présence des forces des Nations Unies (MUNOC). Le désarroi de la population de Goma est immense.

La CNDP a décrété un cessez-le-feu unilatéral, mais la situation reste extrêmement tendue et la situation humanitaire se dégrade rapidement. Si les voies d'approvisionnement restent fermées en raison des combats, nous pouvons craindre une grave crise sanitaire et alimentaire.

L'association SOPROP (Solidarité pour la Promotion Sociale et la Paix), partenaire du Secours populaire en République démocratique du Congo, a alerté celui-ci sur la terrible situation que subit la population du Nord-Kivu. Active auprès des victimes d'atteintes aux droits de l'Homme, SOPROP est directement menacée par la progression des combats armés dans la région.

Le Secours populaire lance un appel aux dons financiers pour aider l'association SOPROP à assurer le maintien de ses activités médicales dans ses centres de Goma, de Butembo et de Kitshanga qui sont submergés par l'afflux de déplacés, tout en sécurisant au maximum son personnel et ses patients.