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Compte-rendu de l’actualité des Nations Unies en RDC à la date du 5 août 2020

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En raison des restrictions de mouvement et de réunion à Kinshasa, ce document remplace la conférence de presse ONE UN.

Pour toute question, merci de contacter :
- Porte-parole MONUSCO et Coordonnateur du Groupe de communication des Nations Unies Mathias Gillmann : 099 706 9920
- Porte-parole militaire Lieutenant-colonel Claude Raoul Djehoungo : 081 890 7160 - Relations avec les médias Adèle Lukoki : 081 890 7706

DROITS DE L’HOMME :

Note du BCNUDH sur les principales tendances des violations des droits de l’homme entre janvier et juin 2020 :

Entre janvier et juin 2020, le BCNUDH a documenté 4.113 violations et atteintes aux droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la RDC, soit une augmentation de 17 % par rapport au semestre précédent (juilletdécembre 2019) et de 35 % par rapport à la même période l’année dernière (janvier-juin 2019). Cette tendance à la hausse s’explique par une augmentation exponentielle (+91 %) du nombre d’atteintes attribuables aux groupes armés, qui est indicative d’une détérioration de la situation des droits de l’homme dans les provinces en conflit, en particulier l’Ituri, le Sud-Kivu, le Tanganyika et le Nord-Kivu, tandis que le nombre de violations commises par des agents de l’Etat a légèrement diminué (-3 %).

Près de 43 % des violations documentées durant le premier semestre 2020 ont été commises par des agents de l’Etat, qui ont notamment été responsables des exécutions extrajudiciaires d’au moins 225 personnes, dont 33 femmes et 18 enfants, sur l’ensemble du territoire de la RDC. Les combattants de tous les groupes armés confondus ont quant à eux commis 57 % des violations documentées et ont été responsables des exécutions sommaires d’au moins 1.315 personnes, dont 267 femmes et 165 enfants, plus de trois fois le nombre enregistré au premier semestre 2019.

Parmi les agents de l’État, les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont commis le plus grand nombre de violations (806 violations, près de 20 % du total documenté), dont les exécutions extrajudiciaires de 129 personnes dont 24 femmes et 12 enfants. Il s’agit d’une diminution par rapport au premier semestre 2019 (847 violations). Les agents de la Police nationale congolaise (PNC) ont pour leur part commis 724 violations, une augmentation par rapport au premier semestre de 2019 (689 violations), dont les exécutions extrajudiciaires de 94 personnes y compris neuf femmes et six enfants.