DR Congo

Compte-rendu de l’actualité des Nations Unies en RDC à la date du 26 janvier 2022

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PROTECTION DE L’ENFANT

Au cours du mois de décembre 2021, la section Protection de l’enfant de la MONUSCO (CPS) a documenté et vérifié 91 violations graves des droits de l’enfant dans le cadre des conflits armés en RDC, ce qui représente une diminution du 37% par rapport au mois de novembre (144). Il est important de noter que le processus de documentation et vérification des violations peut prendre un certain temps en raison des contraintes de sécurité, d’accès et de ressources.

Les violences sexuelles sont devenues la violation la plus fréquente (28), suivis par les enlèvements (25), les meurtres et mutilations (18), le recrutement et utilisation (15), les attaques contre les écoles et les hôpitaux (4) et le refus de l'accès humanitaire (1). Les violations vérifiées ont été attribuées aux CODECO (22), Apa na Pale (20), ADF (7), UXOs (7), Nyatura (6), APCLS (5), Fimbo na Fimbo (5), Mai Mai Mazembe (3), FDLR FOCA (2), Mai Mai Malaika (2), NDC Rénové (2) et Mai Mai nonidentifiés (1). Les acteurs étatiques sont responsables de 9 violations (FARDC : 5, PNC : 4).

Globalement, 31 violations ont été vérifiées en Ituri, 31 au Nord Kivu, 27 au Tanganyika et 2 au Sud Kivu.

Le 20 janvier, la section Protection de l’enfant de la MONUSCO a également facilité l'organisation d'une réunion de haut niveau de l'équipe spéciale sur les enfants et les conflits armés en RDC. La réunion a approuvé le rapport annuel sur les enfants et le conflit armé et a recommandé au Secrétaire général d'inscrire l'APCLS comme auteur récurrent pour le recrutement et l'utilisation, d'inscrire le CODECO pour les attaques contre les écoles et les hôpitaux et de retirer la LRA de la liste des parties au conflit qui a un impact grave sur les enfants.

ITURI

Dans le territoire de Djugu, à environ 80 km de Bunia, la société civile a salué la semaine dernière les interventions des humanitaires et de la MONUSCO en faveur des dizaines de milliers de personnes déplacées et hébergées dans les sites de Roe, Drodro Roe.

Ces personnes vulnérables bénéficient d’une sécurité accrue grâce au renforcement de la présence de la MONUSCO dans cette région. Depuis ces trois dernières semaines, des ONG et agences des Nations Unies les assistent en vivres, non vivres et médicaments. Grace à ces interventions, elles retrouvent de l’espoir après avoir fui les attaques des miliciens dans leurs villages et vécu dans des conditions précaires. Certaines personnes commencent à retourner dans leurs milieux d’origine pour cultiver à nouveau leurs champs.

Au cours de ce mois de janvier 2022, la MONUSCO a également facilité le retour en toute sécurité en Ituri de huit personnes (dont trois femmes) qui ont échappé à leurs ravisseurs, les rebelles des ADF qui les avaient prises en otage lors de leurs incursions dans la région de Komanda en novembre 2021.

Ces personnes ont été transportées de Beni au Nord-Kivu à Bunia en Ituri par un vol régulier de la Mission onusienne au Congo. Ces ex-otages ont affirmé avoir été contraints de travailler comme esclaves par ces rebelles. Ils ont réussi à s'enfuir après le lancement des opérations militaires conjointes FARDC-armée ougandaise dans la région. Aussitôt arrivées à Bunia, ces personnes ont été reçues par le Gouverneur militaire de l’Ituri. Le général Johnny Nkashama a salué les « efforts de la MONUSCO pour soutenir la paix et la stabilité en Ituri ». Il s’est par ailleurs engagé à assurer leur retour en toute sécurité dans leur milieu, dans la zone de Komanda, à une quarantaine de km de Bunia dans le territoire d’Irumu.

Toujours en Ituri, à Bunia, suite à plusieurs cas d’accidents, la MONUSCO a remis une passerelle construite par ses casques bleus népalais aux habitants des quartiers Hoho et Bankoko, lundi 17 janvier 2022. Pour les habitants de ces quartiers, cette assistance de la MONUSCO va faciliter le trafic rendu difficile dans cette partie de la ville à cause de l’absence de pont. Cette passerelle désormais va les relier à d’autres coins de la ville et en toute sécurité. Selon eux, de nombreux cas d’accidents ont été enregistrés ici dans le passé, avec parfois mort d’homme, comme ce fut le cas avec cet élève mort noyé dans le ruisseau Kidjogoli sur laquelle est jetée cette passerelle. La cérémonie de remise de passerelle s’est déroulée en présence des autorités locales et de la cheffe de bureau ad intérim de la MONUSCO en Ituri, Teohna Williams.