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Bulletin hebdomadaire d'information 4 pour l'Afrique Centrale et de l'Est

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NATIONS UNIES
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires - IRIN
Pour l'Afrique Centrale et de l'Est
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(du 22 au 28 janvier 2000)

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO: Images choquantes sur la crise du nord-est

De nouvelles images choquantes de civils souffrant dans la région de l'Ituri, dans le nord-est de la RDC, ont montré des enfants, gravement blessés à coups de machette, recevant des soins, des amputés, des blessés par lance ou flèche, des cadavres, des fosses communes, des campements de personnes déplacées et des villages en feu. Ces films d'amateurs ont été diffusés par la mission ONG de Christoffel Blinden (CBM), cette semaine, en vue d'attirer une attention bien nécessaire sur cette crise, provoquée par des conflits terriens entre les groupes ethniques Lendu et Hema. Le représentant de CBM en Afrique centrale, David McAllister, a indiqué à IRIN jeudi que la décision de diffuser ces images, prises entre septembre l'année dernière et ce mois-ci, constituait un 'appel au monde pour qu'il intervienne rapidement'.

RDC: L'ONU promet d'agir 'rapidement'

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré mercredi qu'il agirait 'rapidement' sur une résolution autorisant la prorogation du mandat de la mission des Nations Unies en RDC (MONUC). Dans un communiqué lu à haute voix par son président, l'Américain Richard Holbrooke, le Conseil a fait savoir qu'il envisagerait, au moment 'approprié', des préparations pour une phase supplémentaire du déploiement de l'ONU et d'autres opérations en RDC. Le communiqué insistait auprès de tous les signataires de l'accord de cessez-le-feu de Lusaka pour qu'ils 'profitent de la dynamique' des réunions tenues à New York cette semaine pour créer le climat nécessaire à l'application intégrale de l'accord.

RDC: Ouverture du débat du Conseil de sécurité

Le débat du Conseil de sécurité de l'ONU sur la RDC a débuté, lundi, à New York, par les interventions de plusieurs chefs d'Etat impliqués dans le conflit. Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a également pris la parole, notant qu'il y avait encore beaucoup de questions à couvrir. 'C'est votre responsabilité en tant que dirigeants,' a-t-il indiqué lors de la réunion. 'C'est votre opportunité de servir le peuple africain et de vous assurer le soutien international pour la paix et la stabilité sur le continent.' M. Annan a aussi confirmé la nomination de l'ancien président du Botswana, Ketumile Masire, comme facilitateur pour les négociations inter-congolaises. Dans son discours d'ouverture, la secrétaire d'état américain, Madeleine Albright, a déclaré que son pays accorderait une aide d'un million de dollars pour 'soutenir les efforts de Ketumile Masire dans la facilitation du dialogue national congolais'. Un tel dialogue était vital, a-t-elle souligné. Ce pouvait être une étape essentielle, non seulement dans la résolution du conflit actuel mais aussi dans la prévention de conflits futurs.

Le président de RDC, Laurent-Désiré Kabila, dans un discours qualifié par les observateurs de 'peu brillant', a déclaré que l'accord de Lusaka ne fonctionnait pas. Il était prêt à tendre une 'main de réconciliation' à toutes les parties 'sans préjugé'. De son côté, le président ougandais, Yoweri Museveni, a indiqué que nous n'allons pas nous laisser massacrer comme des poulets par des acteurs politiques totalement fous. Nous comptons sur le soutien de la communauté internationale'.

RDC: Le Rwanda demande l'application intégrale de l'accord de Lusaka

La délégation rwandaise participant au débat du Conseil de sécurité a demandé l'application intégrale de l'accord de Lusaka, à savoir le désarmement de la milice de l'Interahamwe et des ex-FAR. 'Beaucoup de temps a été consacré à discuter du déploiement d'une force d'interposition, ce qui est bien sûr important, mais d'autres dispositions également importantes telles que le désarmement des forces négatives n'ont pas été correctement suivies,' a expliqué, lundi, à IRIN, Patrick Mazimhaka, le ministre rwandais en charge de la présidence. Il a déploré l'absence d'un fort engagement à désarmer les groupes armés comme le prévoyait l'accord de paix.

RWANDA: Le TPIR déclare coupable de génocide un directeur d'usine

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a déclaré coupable de génocide l'ancien directeur d'une usine de thés, Alfred Musema, et l'a condamné à la prison à perpétuité jeudi. L'agence Internews, décrivant le procès comme l'un des plus palpitants et compliqués qu'ait eu à instruire le tribunal, a indiqué que M. Musema, âgé de 50 ans, est resté impassible à la lecture de ses chefs d'accusation et de sa condamnation. Il a été reconnu coupable de génocide, d'extermination et de viol. 'M. Musema a commis ces actes avec l'intention spécifique de détruire le groupe tutsi,' a déclaré le juge président Lennart Aspegren. M. Musema était directeur de l'usine de thés de Gisovu à Bisesero, dans l'ouest du Rwanda, durant la période des crimes du génocide en 1994. Il est le cinquième accusé reconnu coupable par le TPIR.

RWANDA: Kigali se félicite de la décision américaine de déporter le suspect de génocide

Le gouvernement rwandais a salué une décision de la Cour suprême américaine, lundi, de livrer un écclésiastique rwandais, un homme âgé, au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, en Tanzanie. 'Nous aurions préféré la déportation du suspect au Rwanda, mais nous sommes satisfaits de la décision de l'envoyer à Arusha,' a fait savoir à IRIN, mardi, le procureur général du Rwanda, Gérald Gahima. Le suspect, Elizaphan Ntakiritimana, 75 ans, cherchait à empêcher le gouvernement américain de le livrer au TPIR.

RWANDA: L'ancien président du parlement s'enfuit en Ouganda

Les autorités ougandaises ont fait savoir qu'elles recherchent l'ancien président du parlement rwandais, Joseph Sebarenzi Kabuye, qui s'est enfui en Ouganda au cours du week-end. 'Nous le recherchons, il se cache vraisemblablement parmi la population,' a indiqué, mercredi, à IRIN, l'adjoint au chef des renseignements militaires ougandais, le lieutenant colonel Noble Mayombo. Sans spécifier si l'Ouganda livrerait M. Sebarenzi aux autorités rwandaises, M. Mayombo a déclaré que 'toute cette affaire sera réglée de manière à ce que les intérêts des deux pays ne soient pas mis en danger'. L'ancien président du parlement rwandais avait été forcé de démissionner, le 7 janvier, à la suite d'accusations de mauvaise gestion et de conflits politiques. Des experts de la région ont expliqué à IRIN que la présence de M. Sebarenzi en Ouganda risquait fort d'affecter les relations déjà glaciales entre Kampala et Kigali, depuis que leurs troupes se sont afrontées dans la ville de Kisangani, en RDC, l'année dernière.

BURUNDI: Nelson Mandela croit au règlement du conflit

Le médiateur du processus de paix, Nelson Mandela, s'est déclaré optimiste sur le règlement prochain du conflit au Burundi, a rapporté l'agence 'South African Press Association' (SAPA). S'adressant à des journalistes à Johannesburg, il a expliqué que les groupes d'opposition et pro-gouvernementaux avaient accepté 'de cesser de se quereller' entre eux et au sein même de leurs groupes. 'On manque de temps...mais je suis persuadé qu'un règlement aboutira plus tôt qu'on ne le pense,' a indiqué M. Mandela. 'Je ne peux pas vous dire quand exactement nous conclurons un accord mais je suis sûr que les dirigeants trouveront un terrain d'entente avant l'épuisement des fonds, dans les deux prochains mois.' Parallèlement, le président américain, Bill Clinton, a promis son soutien personnel aux efforts de paix de M. Mandela, selon les propos de l'ancien président sud-africain cités dans les milieux de l'information.

OUGANDA: Le PAM reprend ses distributions de vivres à Bundibugyo

Le PAM a repris ses distributions de vivres dans la ville de Bundibugyo, à l'ouest de l'Ouganda, après un arrêt d'un mois des opérations dans la région, en raison du manque de sécurité. Une porte-parole du PAM, à Nairobi, a confirmé à IRIN, mercredi, que six camions transportant 33 tonnes de nourriture avaient quitté Bundibugyo mardi, escortés par les militaires. En outre, un autre convoi de 11 camions transportant 60 tonnes de vivres était parti mercredi. Elle a indiqué que la reprise des opérations était due aux garanties de sécurité données par le gouvernement. 'La situation semble s'être considérablement calmée,' a-t-elle dit. 'La priorité du PAM est maintenant de savoir combien de personnes supplémentaires ont été déplacées en conséquence de la forte recrudescence [récente] des combats [par les rebelles des Allied Democratic Forces], a-t-elle ajouté.

OUGANDA: Selon l'UNICEF, tous les Ougandais libérés sont prisonniers du LRA

L'UNICEF a démenti des bulletins de presse annonçant, à propos des Ougandais récemment livrés à l'agence onusienne au Soudan, qu'ils n'étaient pas tous des prisonniers du groupe rebelle, Lord's Resistance Army (LRA). 'Un total de 75 personnes - des enfants: 21 filles, 33 garçons, neuf femmes et 12 hommes - qui sont avec notre bureau à Khartoum ont été libérés du LRA. Les informations données par la presse étaient incorrectes,' a indiqué jeudi à IRIN le remplaçant du représentant de l'UNICEF en Ouganda, William Fellows. Des bulletins de presse précédents avaient affirmé que seulement 17 sur près de 80 Ougandais livrés à l'UNICEF avaient été identifiés comme prisonniers du LRA. La radio soudanaise a annoncé qu'un groupe de femmes et d'enfants avait quitté Khartoum pour Kampala vendredi.

ZANZIBAR: Procès de trahison dans le calme

Le procès de 18 membres de l'opposition du Civic Front Unit (CUF), accusés de trahison, a repris dans le calme jeudi à la Haute Cour de Zanzibar, en dépit des craintes qu'il ne suscite d'autres incidents de violence dans la rue. 'Tout s'est déroulé sans problème et très calmement. Les rues étaient désertes,' a fait savoir, jeudi, à IRIN un représentant du gouvernement. 'En fait, le procès était ajourné au 28 février.' L'officiel s'est déclaré convaincu que la nomination du nouveau procureur général permettrait à l'affaire d'avancer plus rapidement.

L'ambassadeur norvégien en poste en Tanzanie, Nils-Johan Jorgensen, a indiqué à IRIN, jeudi, qu'il était temps que le gouvernement de Zanzibar et le parti au pouvoir résolvent l'impasse dont souffrent les îles actuellement. 'C'est une crise qui implore une solution,' a-t-il dit. 'Il y a une impasse et le procès en cours rend la situation encore plus complexe,' a indiqué M. Jorgensen.

KENYA: Les tribus nomades chassées de Laikipia

Le gouvernement a ordonné mercredi que les membres de tribus nomades installés dans le district de Laikipia, secoué par la violence, dans le centre du pays, retournent avec leurs troupeaux dans leurs régions d'origine, a annoncé la radio nationale. Une opération sera lancée à partir de vendredi pour 'garantir que ces hommes nomades venus des districts voisins, aient quitté ce district avec leurs troupeaux, a fait savoir le bulletin. Le commissaire de district, William Kurumei, a mis en garde le personnel de sécurité et les administrateurs contre des tentatives de sabotage de cette opération, ajoutant que 'des actions sévères seront prises contre de telles personnes'. M. Kurumei a déclaré que les gardiens de troupeau, qui étaient arrivés avec des milliers de bêtes dans le district de Laikipia, en provenance des districts de Samburu et d'Isiolo pour échapper à la sécheresse, créaient un climat de tension dans le district car ils laissaient leurs troupeaux paître dans les fermes des habitants.

ERYTHREE: Le HCR autorisé à reprendre ses opérations

Le gouvernement érythréen et le HCR ont conclu un accord lundi pour permettre à l'agence des réfugiés de reprendre ses opérations dans le pays. L'agence avait été renvoyée du pays en mai 1997 pour avoir, selon l'Eryhtrée, exercé une 'pression excessive' en vue de raviver le rapatriement interrompu d'Erythréens réfugiés au Soudan. L'accord conclu lundi - aux termes duquel l'agence se concentrera sur le rapatriement volontaire de 147 000 Erythréens enregistrés dans les camps de réfugiés, à Gedaref et à El Showak, dans l'est du Soudan - a succédé à la visite, à Asmara, de l'adjoint au haut commissaire du HCR, Soren Jessen-Petersen, a fait savoir à IRIN, mercredi, le porte-parole du HCR, Jacques Franquin. Reconnaissant que 'la nouvelle atmosphère politique qui s'est développée entre l'Eryhtrée et le Soudan' avait aidé les choses, et que Khartoum souhaitait que la situation soit résolue, M. Franquin a poursuivi: 'Il est temps de procéder au rapatriement de ces personnes, qui ont été un peu oubliées.'

ETHIOPIE: L'OUA obtient une réponse aux 'arrangements techniques'

L'Ethiopie a donné samedi sa réponse à l'OUA concernant les arrangements pour l'application de l'Accord-Cadre de l'OUA destiné à mettre fin au conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée, a rapporté l'Agence France Presse lundi. 'Les réponses éthiopiennes aux clarifications de l'OUA ont été soumises samedi au président Bouteflika à Alger par le ministre éthiopien des affaires étrangères, Seyoum Mesfin. Aucun commentaire n'a été donné au sujet du contenu,' aurait déclaré la porte-parole du gouvernement, Selome Tadesse, citée par l'AFP. A la fin du mois de décembre, l'OUA a soumis des documents écrits au gouvernement éthiopien en vue de clarifier les arrangements techniques pour l'application de l'Accord-Cadre. Addis Abeba a rejeté ces arrangements techniques, alléguant, entre autres, que le plan présentait des lacunes dont l'Erythrée pourrait profiter pour éviter de se retirer et de revenir à sa position d'avant guerre - le 'status quo ante' sur lequel insiste l'Ethiopie - avant que la frontière ne soit délimitée.

SOMALIE: Puntland se venge des expulsions de Somaliland

L'administration de Puntland a déclaré qu'elle ne participera pas à une réunion organisée à Hargeisa, la ville principale de la république auto-proclamée de Somaliland, après la déportation, sous escorte armée, d'Hargeisa la semaine dernière, d'un groupe d'enseignants de Puntland qui devaient suivre un stage de formation au 'Centre for British Teachers' (CFBT). Le communiqué de presse de l'administration de Puntland, publié par le ministre de l'information, Awad Ahmed Asharo, a également exprimé sa surprise devant le soutien de la CE et de l'ONU à Somaliland, perçu comme sécessionniste et semant la discorde. Des observateurs régionaux ont fait savoir à IRIN mercredi que la montée des tensions entre Somaliland et Puntland sur les territoires disputés de Sool et de Sanaag sont à l'origine du conflit. Un mouvement à l'intérieur de ces régions en faveur de l'affiliation avec Somaliland (notamment parce que Somaliland se trouve dans une position économique plus forte), avait récemment conduit Puntland à renforcer sa présence de milices et à envoyer des délégations de haut niveau dans les régions qu'il revendique, afin de consolider sa position, ont fait savoir des sources diplomatiques.

SOMALIE: La RRA retire son ultimatum sur le personnel humanitaire

La 'Rahanwein Resistance Army' (RRA), qui contrôle une grande partie des régions de Bay et de Bakool dans le sud et le centre de la Somalie, a retiré dimanche un ultimatum qu'elle avait adressé aux agences de l'ONU et aux ONG humanitaires internationales selon lequel elles ne devraient employer que des membres de la communauté de Digle et Mirifle - et pas 'en dehors des clans' - dans ces régions. Le président de la RRA, Hassan Mohamed Nur a déclaré, dans une lettre adressée aux Nations Unies, qu'après avoir adressé des 'plaintes réelles' à une délégation de l'ONU, au centre administratif de la RRA de Baidoa, la RRA avait retiré son ultimatum. La milice continuerait à examiner et à explorer avec la communauté humanitaire des questions telles que l'emploi de personnel national somalien, la sécurité des employés et des ressources des organismes humanitaires, l'assistance humanitaire et la formation de la nouvelle administration de la RRA, a indiqué le communiqué de la RRA.

SOUDAN: Les rebelles adressent un ultimatum aux ONG

'Sudan Relief and Rehabilitation Association', le bras humanitaire du groupe rebelle, 'Sudan People's Liberation Army's' (SPLA), a lancé un ultimatum aux ONG travaillant dans le sud du Soudan exigeant de signer un protocole d'accord ou de quitter la région, a confirmé lundi auprès d'IRIN, le porte-parole du SPLA, Samson Kwaje. 'Si cela est vrai, nous voulons un protocole d'accord entre nous et les ONG travaillant dans la région,' a-t-il indiqué. Le document avait été publié après une année de négociations entre la SRRA et les ONG, a-t-il expliqué. 'Les ONG refusent de le signer, pourtant ce serait pour leur bien,' a-t-il dit. 'Ce protocole prévoit la protection des agents humanitaires, leurs biens et insiste sur le fait que les ONG doivent recruter parmi les communautés locales.' M. Kwaje a souligné que ce protocole d'accord n'avait rien de 'nouveau ni d'étrange'. 'Nous pensions qu'il était temps que les ONG opérant dans le sud du Soudan, le signent,' a-t-il poursuivi.

SOUDAN: Remaniement des gouvernements fédéral et d'états

Le président, Omar al-Bashir, a remanié lundi les gouvernements fédéral et d'états dans un souci de conformité avec le pays qui 'entre dans une nouvelle phase de construction politique', d'après un communiqué présidentiel. Le communiqué rapporté par l'agence de presse SUNA, a indiqué que le remaniement était aussi effectué 'en préparation d'un nouveau départ pour le pays au cours duquel l'accord national et la paix seront conclus'. Egalement lundi, la SUNA a cité le président du parlement, Hassan al-Turabi déclarant que le 'National Congress' au pouvoir avait surmonté un 'grand différend'. Ses remarques ont fait suite à la décision du président Bashir de le conserver au sein du parti en qualité d'idéologue principal et de porte-parole, apparemment en dépit de leurs différends antérieurs.

DJIBOUTI: Situation de sécheresse 'de plus en plus désespérée', selon le PAM

Le PAM a répondu à la détérioration de la situation de sécheresse à Djibouti en approuvant une opération d'urgence de 2,7 millions de dollars afin de fournir une aide alimentaire à 100 000 personnes touchées, a annoncé l'agence jeudi. 'Les symptômes de sécheresse sont clairement évidents dans toutes les régions du pays,' a fait savoir Sanda Maina, représentant du PAM à Djibouti, dans un communiqué de presse. 'L'insuffisance des pluies a laissé les réservoirs d'eau à des niveaux dangereusement bas et des bêtes de bétail sont mortes soit par manque de pâturages soit parce que ces derniers se détériorent considérablement...l'afflux des familles nomades dans la ville révèle l'état de plus en plus désespéré de leur situation.' 'Dans les districts d'Ali' Sabieh et Dikhil, la situation est rendue encore plus difficile par la présence de déplacés en provenance de Somalie et d'Ethiopie,' a-t-il ajouté. Le PAM déclare que son opération d'urgence comprendrait la distribution de 6 000 tonnes d'aide alimentaire entre maintenant et la mi-juin par l'intermédiaire du bureau des autorités: 'Office for Assistance to Refugees and Disaster Victims' (ONARS).

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: Les troupes ouvrent le feu près de la présidence

Cinq personnes ont été arrêtées et un mouvement de panique s'est répandu dans la capitale Bangui après que la garde présidentielle a ouvert le feu et utilisé du gaz lacrimogène sur un groupe de milice manifestant près de la résidence du président Ange-Félix Patassé dimanche, ont rapporté les agences de presse. Environ 100 membres de la milice de Base Karako, qui avaient soutenu M. Patassé lors de deux rébellions armées, l'accusaient de ne pas tenir sa promesse de les incorporer dans l'armée. Ces manifestations n'ont fait l'objet d'aucun commentaire officiel, a rapporté l'Agence France Presse (AFP) mardi.

RCA: La France exclut le remplacement des casques bleus par ses troupes

Parallèlement, le ministre français de la coopération internationale, Charles Josselin, a totalement exclu mercredi l'hypothèse que la France pourrait renvoyer une force en RCA après le retrait total de la mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINURCA), prévu le 15 février prochain. 'Il est hors de question que la France maintienne à nouveau une force armée en RCA,' a déclaré M. Josselin sur les ondes de la radio gabonaise, ajoutant que la France facilitait, à la place, des manoeuvres à Lambarene au Gabon, pour aider six pays d'Afrique centrale à préparer leurs propres armées à des exercices de maintien de la paix. Le président de l'OUA, le chef d'Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, a récemment recommandé au Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, que la mission de la MINURCA soit étendue jusqu'en février 2001 en raison des conditions de sécurité instables et du caractère imprévisible de l'environnement politique. Après ses discussions avec le président Patassé et le premier ministre, Georges Dologuele, M. Josselin a commenté que la France souhaitait 'continuer à être un partenaire privilégié de la RCA et avait l'intention de 'donner un élan supplémentaire' à sa coopération déjà active, a rapporté l'AFP. M. Josselin a fait savoir qu'il avait retardé sa visite jusqu'à ce jour dans l'intérêt de communiquer une 'neutralité adéquate' après la réélection de M. Patassé en septembre, ajoutait le bulletin.

Nairobi, le 28 janvier 2000

[FIN]

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