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Bulletin d'Information Humanitaire - Province Orientale N°8, 31 mars 2015

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Faits saillants

  • Quelque 10 000 personnes déplacées sont dans le besoin à Komanda et Ngombenyama.

  • Actions en cours pour lutter contre le choléra dans la Zone de santé de Geti.

  • Le HCR demande la libération de trois réfugiés congolais kidnappés par la LRA.

Aperçu de la situation

• Des présumés combattants du groupe armé Armée de résistance du seigneur (LRA) ont intensifié leur activisme en ce premier trimestre dans le District du Bas-Uele. Des centaines de civils sont victimes d’enlèvements, d’extorsions de leurs biens tandis que les produits de leur récolte sont constamment pillés. Ce contexte d’insécurité entraîne également des mouvements de personnes. Selon les autorités d’Ango et des sources locales, plus de 1 500 personnes auraient fui les villages d’Ebale (58 km au nord d’Ango) et de Kengwa et seraient présentement à Limbili et Salu, localités situées à une quinzaine de kilomètres d’Ebale, suite à une attaque de la LRA en date du 25 mars.
Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), dans son communiqué du 27 mars, a demandé la libération de trois jeunes réfugiés congolais, enlevés le 21 mars dernier par la LRA dans un village congolais du Bas-Uele frontalier avec Zemio (RCA). Près de 3 400 Congolais originaires du Territoire d’Ango sont présentement dans le camp des refugiés à Zemio. Ces personnes y avaient trouvé refuge depuis 2009 en raison des exactions de la LRA. Le HCR et ses partenaires les assistent et cherchent des solutions durables dont le rapatriement volontaire. A cet effet, environ 640 réfugiés sont candidats au programme de retour volontaire en Territoire d’Ango. Cette agence onusienne entend faciliter cette opération au cours de prochaines semaines aussitôt que les travaux de réhabilitation et d’extension des pistes d’atterrissage d’Ango et de Zemio seront achevés.

• Selon des sources locales, le site spontané des personnes déplacées internes (PDI) à Geti (60 km au sud de Bunia) a été attaqué par de présumés miliciens du groupe armé Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) dans la nuit du 27 au 28 mars. Ces éléments armés ont blessé trois personnes et torturé cinq autres.
Certaines PDI ont été victimes de vols de leurs effets. Cette deuxième attaque en une semaine constitue une grande source d’inquiétude pour la communauté humanitaire. Au cours de la première quinzaine de mars, on signalait déjà l’attaque du site Lagabo (environ 30 km au sud de Bunia) où des miliciens auraient blessé 12 PDI. D’autre part, si l’espace humanitaire n’est pas encore affecté par la persistance de la dégradation de la sécurité dans le sud Irumu, par contre les acteurs humanitaires affirment observer la prudence lors de leurs mouvements dans les différentes localités.

• Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a inauguré, le 28 mars, une antenne de la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petits calibres et de réduction de la violence armée (CNC-ALPC) à Kisangani. Le District de la Tshopo vient de bénéficier de cette opération dont la campagne, menée d’avril en aout 2014 en Ituri (Bunia, Fataki, Libi et Mahagi), avait permis de collecter 23 600 armes alors que la cible était de 2 500 armes et munitions. Ce projet est financé par le Gouvernement allemand et l’Agence australienne de coopération internationale.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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