DR Congo

Bilan 2016 du programme de l’UNMAS en RDC : Lutte antimines, gestion des armes et munitions & éducation aux risques

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Le Service de la Lutte Antimines des Nations Unies (UNMAS) continue d’appuyer les efforts de la MONUSCO et de la communauté internationale pour la protection des civils, la stabilisation du pays et le soutien à la gouvernance démocratique et aux réformes institutionnelles. Suite à la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité, de nouvelles activités en appui aux autorités et aux acteurs de sécurité de la RDC ont été mises en œuvre depuis le 1er Janvier 2016. Celles-ci s’ajoutent aux travaux continus de gestion de la menace d’explosifs et aux progrès entrepris pour la conformité de l’article 5 du Traité sur l’interdiction et l’utilisation des mines antipersonnel.

Résumé des réalisations à ce jour

Depuis le 1er janvier 2016, le programme de l’UNMAS en RDC et ses partenaires de mise en œuvre ont dépollué/remis un total de 173 945 mètres carrés de terres – l’équivalent de 17 terrains de football - et conduit 515 tâches de neutralisation des engins explosifs, résultant à la destruction de 26 166 restes explosifs de guerre (REG), 215 036 munitions pour armes légères (SAA) et 516 armes. UNMAS RDC a aussi construit huit armureries et formé 110 membres de la police nationale afin de renforcer le contrôle des armes légères et de petit calibre dans la région est de la RDC. Plus de 8 000 personnes vivant en zones post-conflictuelles ont été également sensibilisées aux risques des mines et REG et plus de 10 millions de SMS ont été disséminés au bénéfice des populations du Nord Kivu, Sud Kivu, Maniema, Lomami, Kasaï-Oriental, Kasaï-Central et Tanganyika.

Enquêtes et dépollution

UNMAS contribue au renforcement des capacités du Centre Congolais de Lutte Antimines (CCLAM) et du Gouvernement de la RDC afin qu’ils se conforment à l’article 5 du Traité sur l’interdiction et l’utilisation des mines antipersonnel. Cela se fait notamment à travers la dépollution des zones suspectées dangereuses (ZSD) restantes, telles qu'identifiées par l’Enquête Nationale sur la Contamination par Mines (ENCM). A ce jour, suite aux activités d’enquêtes et de dépollutions coordonnées par le CCLAM et UNMAS, 64 pourcent des ZSD identifiées ont été dépolluées ou remises à disposition. Si ce rythme est maintenu, il est prévu que la RDC soit entièrement débarrassée de la menace posée par les mines, et donc en conformité avec les exigences de la Convention d’Ottawa, avant la date limite du 1er Janvier 2021.

En soutien à la Mission, UNMAS RDC a conduit 335 opérations de neutralisation des engins explosifs et détruit 23 mines antipersonnel, 22 609 REG et 203 339 SAA. Le programme a aussi détruit 514 armes en appui à la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC- ALPC). Ces chiffres incluent l’appui d’UNMAS à la FARDC sur demande de la MONUSCO. Dans ce cas, 6 511 REG et 177 846 SAA issus de stocks obsolètes/non sécurisés ont été détruits et ont ainsi permis de réduire le risque d’explosions imprévues au sein de zones peuplées. Cette année, la plus importante destruction de munitions remises et/ou saisies de caches d’armes abandonnées fut celle des 4 577 REG et 1 835 SAA découverts au Parc National du Virunga. Cette destruction a considérablement contribué à la réduction de la prolifération d’armes et munitions en faveur des groupes armés illégaux.

Les activités d’enquête et de dépollution financées par le Gouvernement du Japon ont aussi mené à la destruction de 3 557 REG, 11 697 SAA et 2 armes à travers 180 tâches de neutralisation des engins explosifs.

Sécurité civile et gestion des stocks (PSSM)

Grâce au soutien de la MONUSCO et des bailleurs internationaux tel que le Gouvernement du Japon, UNMAS RDC a permis la mise en place de formations et solutions de stockage sécurisées en appui à la Police Nationale Congolaise (PNC). En 2016, UNMAS a construit et équipé un total de huit armureries dans les provinces Nord Kivu, Sud Kivu et Ituri et formé près de 110 membres de la police nationale à la gestion des armes et munitions à Bunia, Bukavu, Goma et Kinshasa.

En collaboration avec l'Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR) et l’unité de Réforme du Secteur de la Sécurité et en appui à la CNC-ALPC, UNMAS a aussi facilité l’évaluation de référence nationale de gestion des armes et munitions en RDC.

Education aux risques

Afin de préconiser un comportement plus sûr envers les armes et munitions et sensibiliser la population aux dangers des mines et REG, UNMAS et ses partenaires de mise en œuvre ont utilisé en 2016 de nouveaux outils de communication afin d’élargir la portée de leurs messages et atteindre les communautés les plus vulnérables.

En collaboration avec la Cellule Opérationnelle d’Information de la MONUSCO, environ 5 000 brochures d’éducation aux risques ont été larguées par hélicoptère en zones difficiles d’accès et sujettes à de nombreuses opérations contre les groupes armés afin de sensibiliser les communautés affectées. Les villes de Beni, Kasabinyole, Kasinga, Paida, Nyaleke, Mabangwa, Mukulia, Pasisi, Bendera, Eringeti et leurs environs ont été couvertes par cette initiative qui sera prochainement renouvelée dans d’autres zones conflictuelles à l’est de la RDC.

Avec l’aide de l’ONG locale Pole Institute et grâce au financement d’UNA Sweden, UNMAS a aussi ciblé la ville de Kitshanga, une des zones prioritaires de stabilisation identifiée par la MONUSCO. Des messages de sensibilisation et des mini feuilletons radio sur les risques des mines, REG et armes à feu ont été diffusés 15 fois par jour en langues locales.

Enfin, cette année, deux chansons sur l’éducation aux risques on était produites par l’artiste David Dube. La première, sortie en janvier et régulièrement diffusée sur radio Okapi, a pour but de sensibiliser la population aux risques des mines et REG (http://bit.ly/2hVR39B). La deuxième, sur le thème du danger des armes à feu et de la réduction de la violence armée, sortira très prochainement.

Ces activités sont complémentaires aux séances d’éducation aux risques, campagnes SMS, spots radiophoniques, distribution de brochures et organisation d’évènements communautaires régulièrement menées sur l’ensemble du pays.

*données mises à jour au 1er décembre 2016