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DR Congo

Alors que l'épidémie d'Ebola en RDC est déclarée terminée, l'IFRC appelle à investir dans la surveillance communautaire | IFRC

Kinshasa/Nairobi/Genève – 5 décembre 2025 — À la suite de la déclaration du ministère de la Santé annonçant la fin officielle de la 16e épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à un renforcement urgent de la surveillance communautaire, à une prévention et un contrôle plus efficaces des infections, ainsi qu'à des investissements à long terme dans les systèmes de santé locaux afin d'éviter une résurgence.

L'IFRC avertit que la période qui suit immédiatement l'épidémie reste critique, en particulier dans les communautés déjà fragilisées par le choléra, la variole du singe et la précarité des infrastructures sanitaires. Afin de réduire le risque de flambées, la Croix-Rouge de la RDC, avec le soutien de l'IFRC et d'autres Sociétés nationales, se concentre sur le renforcement de la surveillance communautaire afin d'identifier et de signaler rapidement les maladies ou les décès inhabituels.

Ariel Kestens, chef de la délégation nationale de l'IFRC à Kinshasa, déclare :

« Contenir une épidémie d'Ebola est une étape cruciale, mais le véritable défi commence maintenant. Les communautés ont besoin d'un soutien continu pour détecter rapidement les menaces sanitaires. Investir dès aujourd'hui dans la surveillance communautaire, les agents de santé locaux et le renforcement des systèmes est la meilleure protection contre d'éventuelles épidémies. »

Les communautés restent essentielles pour empêcher de nouvelles flambées

Les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC ont joué un rôle déterminant dans la maîtrise de l'épidémie et resteront en première ligne pendant la phase post-épidémique. Leur travail actuel comprend la détection précoce, la coordination étroite avec les dirigeants locaux, la promotion de l'hygiène et la lutte contre la désinformation, une approche communautaire particulièrement vitale dans les zones reculées où les services de santé officiels sont limités.

Gregoire Mateso, président national de la Croix-Rouge de la RDC, déclare :

« Les communautés de première ligne et les volontaires de la Croix-Rouge ont une fois de plus démontré ce que l'action précoce peut accomplir. Cependant, le cycle des épidémies se poursuivra s'il n'y a pas d'investissement à long terme. Il est temps d'arrêter de reculer et de renforcer notre état de préparation en nous appuyant sur les leçons apprises. »

Pendant l'épidémie, la Croix-Rouge de la RDC a procédé à 118 inhumations sûres et dignes et a déployé plus de 500 volontaires formés à la lutte contre les épidémies. Les activités de communication sur les risques et d'engagement communautaire ont touché plus de 236 000 personnes, et la promotion de l'hygiène et le soutien à la décontamination ont bénéficié à plus de 78 000 personnes. La Croix-Rouge a également fourni un soutien psychosocial à 2 500 personnes, tandis que les efforts nationaux de vaccination ont permis d'immuniser plus de 47 500 personnes, démontrant ainsi l'impact crucial de l'action locale dans la protection des communautés.

Nécessité d'une meilleure préparation

Malgré une maîtrise rapide, l'épidémie a mis en évidence les faiblesses des systèmes de santé locaux, notamment la capacité d'isolement limitée, la pénurie d'équipements de protection et les lacunes en matière de prévention et de contrôle des infections. Les épidémies simultanées de choléra et de Mpox ont encore grevé les ressources, tandis que les groupes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants et les familles déplacées, ont été exposés à des risques accrus.

Ces lacunes soulignent l'urgence d'une résilience à long terme et d'une meilleure préparation au niveau communautaire. L'IFRC appelle ses partenaires et les donateurs à unir leurs efforts pour renforcer la surveillance communautaire, améliorer la prévention et le contrôle des infections, renforcer les systèmes d'approvisionnement en eau, d'assainissement et d'hygiène, soutenir et former les volontaires locaux, qui sont les premiers intervenants dans les zones reculées, et développer les services psychosociaux et de protection.

Pour plus d'informations

Pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected]

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Jean-Michel Ntalemwa: +243 999 842 933

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