DR Congo

38 millions de congolais n’ont pas accès à l’eau potable

38 millions de congolais ou 53.5 % des ménages de la RDC (11% à l’échelle de la planète) puisent leur eau quotidienne dans un fleuve, un lac, ou une autre source non propre. Cette eau est utilisée pour cuisiner, se laver, nettoyer sa maison, et surtout pour boire.

47% des personnes passent plus de 30 minutes pour atteindre une source d’eau de boisson en RDC (Source MICS 2010).

La pénurie ou l’absence quasi-totale d’eau potable peut causer d’énormes problèmes sur le plan économique, social et sanitaire.

A cause des difficultés d’accès à une eau saine, des populations sont exposées à toutes sortes de maladies d’origine hydrique. En 2013, 27,012 cas et 367 décès de choléra ont été enregistrés, dont près de 50% étaient attribués à l’épidémie au Katanga Cette situation engendre des coûts élevés pour les soins de santé, qui sont souvent trop élevés pour être pris en charge par les ménages les plus vulnérables en RDC.

La République Démocratique du Congo est dotée d’un patrimoine hydrique à la fois très important et abondant.

Plus de la moitié des eaux superficielles de tout le continent africain se trouve sur la terre de la RD Congo. Paradoxalement sa population possède un faible taux d’accès à l’eau potable, et la RDC ne sera pas en mesure d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement d’ici 2015.

Au delà des conflits et de l’instabilité prévalents dans certaines régions du pays, cette situation s’explique par le fait que le pays ne dispose pas encore d’un cadre et de politiques sectorielles adéquates lui permettant d’améliorer la desserte en eau potable, tant en milieu urbain qu’en milieu rural. Pourtant la constitution congolaise de 2006 reconnait explicitement le droit à l’eau comme l’un des droits de l’homme les plus importants.

Le Gouvernement de la RDC dispose de structures pour adresser ces problèmes – dans les centres urbains, la REGIDESO gère la desserte en eau aux populations avec l’appui des bailleurs. En milieu rural, où les problèmes sont encore plus aigus à cause de la difficulté d’accès aux populations, le Ministère de la Santé Publique a mis en place le Programme Villages et Ecoles Assainis, un programme d’eau, d’hygiène et d’assainissement destiné à améliorer l’accès à l’eau. Ce programme est appuyé par l’UNICEF et d’autres partenaires, et vise à installer des points d’eau améliorés dans plus de 9000 villages ruraux d’ici 2018. Depuis le début de l’appui de l’UNICEF en 2006, ce programme a permis à plus de 2.7 millions de congolais d’avoir accès à l’eau potable.

En situation d’urgence, l’Unicef est également actif dans le cadre du programme RRMP qui a permis en 2013 a plus de 501,860 personnes de disposer d’un accès à l’eau potable et à l’assainissement.