275 policiers de Lubumbashi sensibilisés contre les violences sexuelles par la Monusco

Lubumbashi, le 14 septembre 2017 – Quelques 275 policiers stagiaires en formation à l’école de police de la Kasapa, à Lubumbashi, ont été sensibilisés sur les notions de violences sexuelles et celles basées sur le genre. Cette séance de sensibilisation a été administrée par la Police des Nations Unies (UNPol). Elle entre dans le cadre de l’exécution du mandat de la Monusco en son volet renforcement des capacités de la Police Nationale Congolaise (PNC).

La sensibilisation a été assurée par Madame Doamba Clémence, cheffe du secteur UNPol de la Monusco à Lubumbashi. Elle a orienté son intervention sur le danger qu’encourt un homme en uniforme accusé des violences sexuelles. Après avoir défini le concept de violences sexuelles et de violences basées sur le genre, elle s’est appesantie sur les différentes infractions relatives aux violences sexuelles et celles basées sur le genre tout en insistant sur leurs conséquences au sein des familles. Elle a mis un accent particulier sur le viol, l’exploitation sexuelle des mineurs, les mariages précoces ou forcés, le proxénétisme, le harcèlement sexuel, la prostitution forcée dans les familles démunies.

Parlant des formes de violences sexuelles, qu’elles soient physiques, psychologiques, sociales et économiques, Madame Doamba a invité les participants à rompre le silence et à les dénoncer systématiquement. Elle a expliqué aux policiers les conséquences à court et à long terme des violences sexuelles sur leurs victimes.

Les policiers ont aussi reçu des conseils pour bannir les arrangements à l’amiable dans les dossiers de violences sexuelles et opter pour la voie judiciaire qui consiste à prendre des sanctions exemplaires contre les auteurs pour lutter contre l’impunité et les décourager. L’officier de la Monusco a expliqué aux participants que le fait de dénoncer les violences sexuelles constitue une contribution dans la lutte contre ce phénomène.

Cette séance, qui s’est déroulée avec la méthodologie participative, a été largement appréciée par les bénéficiaires. «Je suis très heureuse et contente même. L’information que nous venons de suivre là, en tout cas, ça me fait du bien. Il faut qu’on nous aide, nous les femmes, avec les informations utiles de ce genre, parce que souvent nous sommes victimes de ces choses-là qu’on appelle violences. Je remercie la Monusco pour cela», a déclaré une femme policière.

«Je suis très content parce que nous avons quand même bénéficié de ce qui nous manquait. Mais ce que je ne comprends pas c’est que la loi privilégie beaucoup plus les femmes que les hommes, alors que les hommes eux aussi sont victimes de violences sexuelles mais comme l’homme ne dénonce pas c’est la femme qui prend le devant pour condamner toujours les hommes .C’est là où je ne suis pas content», affirme un autre policier.