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Republique du Congo : Inondations Flash Update N°1, 10 décembre 2019

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FAITS SAILLANTS

• Depuis octobre 2019, de fortes pluies ont touché au moins 170 000 personnes dans les trois départements les plus touchés, dont 30 000 réfugiés centrafricains et congolais.

• Les inondations provoquées par le débordement de la rivière Oubangui et du fleuve Congo ont endommagé les infrastructures et entravent l’accès à la nourriture, à l’eau, à l’éducation et aux soins de santé.

• Les maisons, écoles et centres de santé dans les zones sinistrées sont inondés et accessible uniquement par bateau.

• Les besoins prioritaires sont l’eau, l’assainissement, les abris, la nourriture et les biens non alimentaires essentiels.

• Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence dans les départements de la Likouala, de la Cuvette et des Plateaux le 19 novembre 2019.

• Davantage d'informations et d'évaluations sont nécessaires afin de confirmer les chiffres et les besoins les plus importants, ainsi que pour définir les priorités de réponse.

APERÇU DE LA SITUATION

Depuis le début du mois d’octobre 2019, des pluies diluviennes affectent huit départements sur douze (Likouala, Cuvette, Plateaux, Sengha, Kouilou, Niari, Brazzaville et Pointe-Noire) selon le ministère des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité.

Dans le nord du pays, les pluies ont provoqué le débordement de la rivière Oubangui et du fleuve Congo, où se trouvent les populations les plus vulnérables (départements du Likouala, Cuvette, Plateaux). Des centaines de villages le long du littoral fluvial ont été touchés, dont beaucoup complètement submergés par les eaux.

Les Nations Unies estiment qu’environ 170 000 personnes seraient affectées dans la Likouala, Cuvette et Plateaux. Les maisons, écoles et centres de santé dans les zones sinistrées sont inondés et accessible uniquement par bateau. La majorité des points d’eau et installations d’assainissement ne fonctionnent plus. Les personnes sinistrées n’ont pas accès à l’eau potable et les produits d’hygiène et sanitaires sont rares, exacerbant les risques de contamination et d’épidémies d’origine hydriques et liées aux moustiques (typhoïde, cholera, paludisme).
Les inondations ont détruit ou endommagés la plupart des maisons dans les zones affectées et la majorité des familles dorment dehors. Ces personnes sinistrées ont besoin d’abris d’urgence, de matériaux isolants et de biens non alimentaires essentiels (jerrycans, moustiquaires imprégnées, nattes etc.).

D’importantes pertes de récoltes et bétails ont également été signalées. La moitié des zones de cultures sont inondées et la production non récoltée détruite, y compris les champs de manioc, aliment de base. La prochaine récolte n’aura pas lieu avant le dernier trimestre de 2020. Les pertes sont aussi importantes dans les secteurs de l’élevage et de la pêche.
Les réserves s’épuisent déjà rapidement.

Ce bilan pourrait s’alourdir dans les jours à venir, à mesure que des informations complémentaires seront reçues et vérifiées dans les zones touchées. De nouveaux dégâts sont aussi à craindre car les pluies continuent et la prévision pluviométrique annonce toujours des pluies importantes dans les semaines à venir.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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