La République du Congo met en place un plan de riposte contre le virus Ebola

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from Government of the Republic of Congo
Published on 23 Aug 2012 View Original

Suite à la réapparition du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), la République du Congo est en train de prendre toutes les précautions pour riposter en cas d’épidémie sur le territoire national. L’information a été donnée le 23 août à Brazzaville par le directeur général de la santé, le Pr. Alexis Elira Dokekias.

Selon Alexis Elira Dokekias, tous les départements ayant des frontières avec la RDC ont été déjà alertés (directions départementales de la santé, médecins chefs des circonscriptions sociaux sanitaires), en vue de réactiver leur dispositif de riposte contre l’épidémie. Il s’agit précisément des départements de la Likouala, la Sangha, la Cuvette, les Plateaux, le Pool, le Niari, la Bouenza et le Kouilou. Mais également de la Cuvette-Ouest, en raison de la présence d’une grande forêt.

Le plan de riposte consiste à mettre en place des moyens de prévention et de promotion de la santé, c’est-à-dire entreprendre des actions de sensibilisation de la population sur le comportement à adopter. D’abord la mobilisation sociale, l’information au publique et aux cadres de santé sur les dangers de l’extension éventuelle de l’épidémie du virus Ebola : ne pas toucher ni manger la viande d’un animal trouver mort dans la forêt et renforcer la surveillance épidémiologique. La direction générale de la santé doit également prendre des précautions pour protéger le personnel soignant et les gens qui seront suspectés de porter ce type de virus.

«Nous avons des frontières très longues avec la RDC, des frontières fluviales et terrestres en même temps. Même si nous arrivons parfois à contrôler le trafic, nous ne pouvons contrôler les animaux qui traversent de part et d’autres des frontières terrestres. Par conséquence, si éventuellement nous sommes confrontés à cette épidémie, nous pourrions y répondre.

Seulement, pour que cette réponse soit effective, il faudra que les moyens financiers soient mobilisés. Nous vous rassurons que nous sommes sereins, c’est le principe de précaution qui nous guide et ceci existe dans tous nos plans de riposte», a indiqué Alexis E. Dokekias.

Il a ajouté que la seule manière de lutter contre ce virus c’est la prévention, car à ce jour il n’existe aucun traitement curatif. C’est pourquoi les moyens financiers doivent être mobilisés à temps afin de rendre le plan de riposte plus efficace.

La République du Congo à déjà souffert de la fièvre hémorragique à virus Ebola, qui avait causé la mort de près de cent personnes dans le département de la Cuvette-Ouest. A la date du 21 août en RDC, 16 cas probables ou confirmés avec 10 décès ont été enregistrés à 570 km au nord-est de Kisangani et 84 cas contacts demeurent sous surveillance.