Introduction
L’Union des Comores (« les Comores ») est particulièrement vulnérable aux risques climatiques, mais peut saisir d’importantes opportunités pour renforcer sa préparation et sa résilience face à ces défis. Selon l’indice mondial d’adaptation de Notre Dame, les Comores sont le 29e pays le plus vulnérable au changement climatique et se situent au 163e rang en ce qui concerne la préparation à l’adaptation, sur 191 pays évalués. L’archipel est exposé à de nombreuses catastrophes naturelles qui affectent gravement le capital naturel, la population et les infrastructures physiques. En 2014, le coût économique des catastrophes climatiques a été évalué à 5,7 millions USD par an, soit 9,2 pour cent du produit intérieur brut (PIB). Entre 2018 et 2023, le pays a subi 11 dépressions tropicales ou cyclones, le cyclone Kenneth ayant provoqué les plus lourds dégâts. Ces dommages ont représenté 14 pour cent du PIB, entraînant une baisse de la croissance économique de 3,6 pour cent en 2018 à 1,9 pour cent en 2019. Plus de 345 000 personnes, soit 40 pour cent de la population, ont été affectées par le cyclone, dont 185 000 gravement affectées et 12 000 déplacées. Malgré ces défis, les Comores disposent d’importantes opportunités pour renforcer leur résilience face aux crises climatiques. Le pays peut devenir plus robuste et réactif aux chocs, notamment en mettant en place des mécanismes de financement prépositionnés afin d’améliorer les efforts de réponse aux crises à venir.