Comoros

Inondations d’avril 2012 : Plan de relèvement précoce

Format
Appeal
Sources
Posted
Originally published

Attachments

RESUME ANALYTIQUE

Entre le 20 et le 25 avril 2012, trois îles de l'Union des Comores – Grande-Comore, Anjouan et Mohéli - ont été touchées par des niveaux extrêmement élevés de pluies torrentielles: 1,738 mm. Il s’agit de près de sept fois la moyenne mensuelle (pour le même mois d’avril) de 267 mm pour la période allant de 1971 à 2000. Ces précipitations représentent également 72% du total annuel moyen entre les années 1971 et 2000. Le 25 avril, un «État de catastrophe nationale" a été déclaré par le Président de l'Union des Comores, suivie d'un appel à l’aide internationale.

Ces pluies torrentielles ont fait des dégâts considérables dans tous les secteurs de l'économie. Les dégâts matériels directs à eux seuls sont estimés à 20 millions USD1. Ces pluies ont également touché directement 64.987 personnes2. Des rivières ont débordé pour former de nouveaux lits naturels, provoquant sur leur passage des inondations, des glissements de terrain et des éboulements massifs qui, à leur tour, ont détruit des terres agricoles, entraîné la perte d’animaux de ferme, endommagé des routes et d’autres infrastructures, et causé des dommages importants aux habitations et aux biens communautaires. Enfin, le débordement de latrines et des réservoirs d'eau a exposé les populations touchées à des risques accrus d’épidémie et de maladies d'origine hydrique.

Avec l’appui de l’ONU et de la communauté internationale, le Gouvernement de l'Union des Comores a réagi rapidement avec une première mission UNDAC 3 entreprise au début du mois de mai et le déploiement du personnel de plusieurs agences. Des fonds d’urgence CERF de 2.522.639 USD ont été approuvés au début du même mois de mai, fonds complétés par un certain nombre d'allocations supplémentaires des donateurs d'environ 5,6 millions USD4.

Le présent Plan définit les priorités et les actions stratégiques pour répondre aux besoins humanitaires des collectivités directement touchées et pour les sortir de la phase d'urgence. Dans le même temps, étant donné les faiblesses et lacunes observées en matière de réduction de risques de catastrophe (RRC) lors de la réponse à ces inondations et vu la vulnérabilité des Comores à un éventail d’aléas naturels - dont la fréquence et l’ampleur ne cessent de s’accroître -, ce Plan propose des mesures prioritaires pour renforcer la préparation aux catastrophes naturelles dans tous les secteurs, tant au niveau communautaire et au niveau des îles qu’au niveau national.