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Tchad : Profil humanitaire de la province du Batha (Décembre 2021)

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MESSAGE CLES

Avec son relief essentiellement plat, la province du Batha a un climat de type sahélien au sud, et semi désertique saharien au nord. Sa pluviométrie est aléatoire, insuffisante et souvent mal répartie dans l’espace et dans le temps. La province présente une grande hétérogénéité écologique avec une végétation essentiellement arborée. Son réseau hydrographique est généralement temporaire et se jette dans le Lac Fitri qui constitue le seul réservoir et cours d’eau permanent. La population de la province est cosmopolite et en majorité rurale.

Les services sociaux de base qui, à priori, contribuent à l’amélioration des conditions de vie de la population se heurtent à de multiples problèmes de tout ordre. Les services de santé souffrent d’un déficit de plateaux techniques et de personnels qualifiés en nombre limités. Le taux brut de scolarisation à l’école primaire qui est de 38% démontre la faible fréquentation due en partie aux parents qui ne laissent pas leurs enfants aller à l’école plutôt que de les laisser faire paitre le bétail ou aller seulement à l’école coranique. Des écoles construites par les organisations humanitaires dans certaines localités restent fermées à cause du faible effectif des élèves.

Le changement climatique et la déforestation ont impacté négativement sur les écosystèmes et la diversité biologique provoquant d’importants bouleversements écologiques. La dégradation des ressources naturelles devient alors une problématique majeure avec pour conséquences la baisse des productions agricoles, pastorales, halieutiques et leur cortège d’insécurité alimentaire, de migration perpétuelle et de mortalité du bétail. Il en découle une compétition effrénée autour de l’accès et de la gestion des ressources naturelles (eaux, terres et pâturages) entre les différentes communautés, conduisant à des conflits meurtriers qui partent d’une simple altercation entre deux individus de communautés différentes autour de rares ressources naturelles à une bataille rangée intercommunautaire. Ces conflits communautaires qui opposent agriculteurs-éleveurs ou éleveurs-éleveurs, résultent des compétitions autour des ressources naturelles qui deviennent de plus en plus rares à cause du changement climatique, de la dégradation progressive de l’environnement, d'un accroissement de la population humaine à la recherche de terres fertiles et d'une croissance importante du bétail en quête permanente des pâturages et de l’eau.

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