Messages clé
- Les résultats de Crise ! (Phase 3 ! de l’IPC) et de Crise (Phase 3 de l’IPC) persistent entre décembre et mai 2026 dans les provinces d’Ouaddaï, Sila, Wadi Fira et Ennedi Est où les réfugiés soudanais et les retournés tchadiens sont accueillis. Toutefois, l’afflux continu des réfugiés et leurs relocalisations dans les localités les plus à l’ouest des départements de Wadi Hawar, Kobé, Megri, Biltine, Ouara, Abdi et Djourf Al Ahamar, risquent de dégrader l’insécurité alimentaire de ces départements et d’augmenter les besoins d’assistance alimentaire déjà élevés. L’afflux des 15 912 nouveaux réfugiés entre le 24 octobre et le 19 décembre 2025 augmente la pression sur les moyens d’existence des communautés hôtes.
- Les résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC) se maintiendront jusqu’en mai 2026 dans les départements de Fouli et Kaya plus affectés par le conflit et les déplacements des populations. La province du Lac demeure affectée par les attaques de groupes terroristes et les inondations, entraînant des déplacements des populations et la destruction des moyens d’existence. Les départements de Mamdi et Wayi moins affectés auront des résultats de Stress (Phase 2 de l’IPC) entre décembre 2025 et janvier 2026 avant d’évoluer en Crise (Phase 3 de l’IPC) entre février et mai 2026.
- Dans les provinces impactées par le retard d’installation de la saison et par les sécheresses du centre de la zone sahélienne et de la zone soudanienne, notamment le Nord Kanem, le Barh-El-Gazel Nord, le Moyen Chari, le Salamat et la Tandjilé, les ménages pauvres et très pauvres pourront juste maintenir une consommation alimentaire adéquate. Leurs revenus seront insuffisants pour couvrir les dépenses non alimentaires ; ils seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) entre février et mai 2026.
- Les prix du mil et du sorgho continuent de baisser en raison d'une offre excédentaire, largement supérieure à la demande. Les commerçants profitent de cette situation pour reconstituer leurs stocks. Pour faire face aux dépenses non alimentaires, les ménages pauvres vendent des quantités plus importantes de céréales afin d’obtenir des revenus suffisants. Cependant, le prix du maïs, dont la récolte n'a pas encore commencé, reste élevé.
Ce rapport fournit une mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire pour le mois d’octobre 2025 et des messages clés de novembre 20025. L’analyse est basée sur les informations disponibles au 19 décembre 2025.