Tchad : l’appui au logement dans le processus de réinsertion socio-économique des réfugiés urbains

Report
from UN High Commissioner for Refugees
Published on 06 Sep 2018

N’Djamena, 06 septembre 2018 (UNHCR) – Dans le cadre du projet d’appui à la réinsertion socio-économique des réfugiés du site de Gaoui mis en œuvre par l’ONG ACTED, une mission HCR/ACTED a rendu visite le 05 septembre 2018 à quelques ménages réfugiés urbains installés dans divers quartiers de la ville de N’Djamena, bénéficiaires de ce projet.

L’objectif de cette mission était de faire un état des lieux des ménages ayant bénéficié de l’appui au logement.

Parmi les réfugiés vivant sur le site de Gaoui, 14 ménages de 53 personnes d’entre eux qui avaient volontairement décidé de s’installer au camp de Belom à Maro ont été transférés du 14 au 18 août 2018 au cours d’une mission conjointe ACTED /HCR/CNARR et le Ministère de l’Action Sociale.

Tandis que d’autres ont choisi l’option de vivre à N’Djamena.

Financé par ECHO (Aide humanitaire et protection civile de l’Union Européenne) grâce au plaidoyer du HCR, le projet bénéficie à 97 ménages de 459 individus qui vivaient sur le site de Gaoui. A travers ce projet, un accompagnement est assuré à tous ces ménages par le payement de leur loyer pendant six mois afin de faciliter leur intégration socio-économique. Les réfugiés ont choisi librement eux même leur lieu d’habitation en fonction de leur convenance.

Durant la visite des ménages, ODY Brou Ginette Vanessa, Administratrice Adjointe de Protection chargée de l’apatridie et point focal du HCR à Gaoui a toujours expliqué le travail du HCR ayant conduit à l’aboutissement du financement de ce projet et exhorté les bénéficiaires à saisir cette opportunité pour s’autonomiser et être un modèle pour les autres réfugiés en rappelant aux bénéficiaires qu’il s’agit d’un projet financé par ECHO grâce au plaidoyer du HCR.

Bakhita Mahamat, 55 ans, bénéficiaire du projet se réjouit en ces termes : «je retrouve plus de dignité dans cette maison de location avec mes quatre enfants. Ici nous nous sentons bien intégrer dans la société». Même motif de satisfaction exprimé par Hassane Adoum Oumar, 29 ans vivant au quartier Dingessou avec son épouse et son bébé de 3 mois : «Depuis que j’ai quitté le site de de Gaoui, je m’épanoui mieux. Connaissant la durée de ce projet, je suis conscient des prochains défis qui m’attendent. A cet effet, je conduis mon commerce de vente de chaussure en ambulatoire avec plus de responsabilité sachant qu’après six mois, je dois pouvoir payer moi-même mon loyer».

Toujours dans la dynamique d’intégration socio-économique des réfugiés, il est prévu déjà des assistances en AGR (Activités Génératrices de Revenues), des cash for work ou travail contre argent) et les mobilisateurs communautaires.