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Tchad Key Message Update : La sécurité alimentaire continue de se détériorer par suite des mesures relatives au COVID -19, mai 2020

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Messages clés

  • La pandémie du COVID-19, plus de 700 cas et une soixantaine de décès enregistrés, depuis mars 2020, impacte significativement les moyens d’existence des populations par suite des mesures gouvernementales l’interdiction des mouvements entre les différentes agglomérations, et le couvre-feu. Par conséquent, la situation alimentaire des ménages urbains et ruraux continue de se détériorer à cause de la perte du pouvoir d’achat qui limite de plus en plus leurs accès aux aliments.

  • L’offre céréalière est majoritairement pourvue par les stocks commerçants à cause des faibles approvisionnements par suite des restrictions du trafic. Malgré le Ramadan, la demande est globalement en baisse à cause des bas revenus des ménages. Les prix affichent une tendance baissière, comparée à la moyenne quinquennale, à l’exception du mil à Abdi (+24 pourcents) et Moussoro (+42 pourcents) en raison d’une hausse atypique de la demande, à cause, respectivement, des conflits intercommunautaires et de la baisse des volumes de flux qui réduisent l'offre sur les marchés.

  • L’allègement de certaines restrictions sur le commerce comme l’ouverture des marchés, et la reprise de la circulation des minibus et taxis, décidé par le gouvernement, le 19 mai 2020, relance les activités socioéconomiques dans les différentes zones de moyens d’existence. Cependant, la limitation des opportunités d’embauche couplée à la limitation des transferts d’argent continue d’affecter le pouvoir d’achat des ménages. Par conséquent, la demande sur les marchés reste limitée.

  • La situation agropastorale est perturbée par les mesures gouvernementales. Le confinement décidé en début mai 2020 et interdisant les mouvements de personnes, vers et à partir des agglomérations perturbe le démarrage des activités agricoles, dans certaines localités. A Bongor, les mouvements de producteurs vers les périmètres agricoles sont limités. Au Sahel, le fonctionnement des marchés à bétail est limité à cause de l’interdiction des attroupements, ce qui conduit également à des prix du bétail inférieurs à la moyenne.